Trois loups abattus dans le Var

© PATRICK PLEUL / DPA / AFP
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La préfecture du var a confirmé que trois loups ont été abattus dans le Var hier près du camp militaire de Canjuers

Par Laurence Collet

Trois loups ont été abattus, probablement lors d'une battue réglementaire, hier à Canjuers dans le Var. L'information, diffusée sur les réseaux sociaux, a été confirmée par la préfecture du Var.
L'abattage des loups, pudiquement appelé "prélèvement" par le ministère de l'Environnement est autorisé par arrêté préfectoral depuis 2013. Chaque année un quota maximal est fixé.
Le loup est une espèce protégée par la Convention de Berne (1979) au même titre que l'ours et le lynx. Mais depuis la réapparition du loup dans les Alpes, au début des années 90, les éleveurs subissent des dommages croissants sur leurs troupeaux laissés libres. D'où l'apparition d'un nouveau plan gouvernemental de "gestion adaptive" en 2013.

Nombre d'abattages autorisés (source Ministère de l'Ecologie, 2014)

Le nombre de loups pouvant être tués est fixé chaque année : pour la période juillet 2014-juin 2015, le nombre maximal d'abattages autorisés par dérogation, objet d'un arrêté préfectoral de destruction, est fixé à 24.

Les départements dans lesquels l'abattage est autorisé sont uniquement les 20 suivants : Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ariège, Bouches-du-Rhône, Ardèche, Aude, Drôme, Isère, Lozère, Haute-Marne, Meuse, Pyrénées-Orientales, Savoie, Haut-Rhin, Haute-Saône, Haute-Savoie, Vosges, Var, Vaucluse.

Dès que le seuil de 20 loups tués est atteint, le plafond peut être relevé dans la limite de 12 spécimens. Ces plafonds tiennent compte des spécimens abattus lors de tirs de prélèvements, de tirs de défense ou à la suite d'acte de destruction volontaire de loups constatés par procès-verbal.

L'éleveur doit donc informer le préfet de toute élimination ou blessure d'un animal.

Ce sont les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui se chargent du cadavre ou de retrouver l'animal blessé.

La destruction d'un loup, sans respecter les règles de dérogation, est punie jusqu'à un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende.

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