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Régionales : Bruno Gollnish renonce à la tête de liste FN en Paca

Bruno Gollnisch / © Photo AFP
Bruno Gollnisch / © Photo AFP

L'eurodéputé Bruno Gollnisch renonce à briguer, face à Marion Maréchal-Le Pen, la tête de liste Front national aux régionales en Provence-Alpes-Côtes d'Azur, mais demande un "débat" sur la ligne du parti et juge "assez odieuse" la procédure disciplinaire interne contre Jean-Marie Le Pen.

Par Ghislaine Milliet avec AFP

"Pour ne pas troubler la réconciliation familiale", selon ses propres mots, Bruno Gollnisch, eurodéputé FN, renonce à briguer la tête de liste Front National aux prochaines régionales, au profit de Marion Maréchal Le Pen.
"Je l'avais envisagé mais j'y ai renoncé", dit-il.

"Je ne voudrais pas troubler la réconciliation familiale (et j'espère politique) entre les trois générations de la famille Le  Pen. j'attends avec intérêt l'émergence de la quatrième, peut-être"


a-t-il déclaré sur France 2.
Marion Maréchal Le Pen, qui devrait être investie pour conduire la liste FN en Paca, "est une jeune femme tout à fait performante". "Je pensais que mon expérience de président de groupe au conseil régional et ma connaissance de ces dossiers pouvaient être utiles dans une région qu'au demeurant je représente au parlement européen".

"Mais apparemment, ces jeunes gens préfèrent rester entre eux"


a-t-il dit.

Le "Front d'une certaine époque"

L'ancien vice-président du FN, incarnation d'un "Front d'une certaine époque" selon les termes de Mme Maréchal-Le Pen mais qui est un des rares à avoir défendu Jean-Marie Le Pen après les nouvelles déclarations de ce dernier sur la Deuxième guerre mondiale, a réclamé "des explications, que l'on ouvre un débat" sur la ligne du parti.
"En quoi sommes-nous nouveaux ? Qu'avons-nous abandonné par rapport à ce que des dizaines de milliers de militants, des millions d'électeurs ont défendu bec et ongles, au prix parfois de sacrifices considérables, autour de Jean-Marie Le Pen et de bien d'autres ?

Est-ce que nous sommes toujours pour la défense de la civilisation française dans tous ses aspects, culturel, spirituel, j'ose dire charnel ?


C'est pour cette question de civilisation, pour la défendre, pour l'embellir, que je suis entré en politique", a-t-il développé.
Interrogé sur la procédure disciplinaire interne annoncée contre Jean-Marie Le Pen après ses déclarations à BFMTV puis à Rivarol, nouvel épisode du conflit avec Marine Le Pen, Bruno Gollnish a répondu:
"Ca devrait être plutôt (devant) le Bureau politique et pas seulement le Bureau exécutif qui est très restreint. Je crois surtout que cette procédure ne devrait pas avoir lieu. Elle me paraît à la fois ridicule et assez odieuse, s'agissant d'un homme à qui, quand même, le Front National doit son existence et qui a maintenu la flamme avec un courage, une persévérance extraordinaires. Sans-doute a-t-il commis des erreur. Qui n'en commet pas?"

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