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Les jeunes monégasques veulent faire tomber la "Vieille Dame"

En début de saison, la direction du club l'a martelé: le projet monégasque se construit désormais sur des jeunes joueurs à fort potentiel. Mercredi, ces derniers ont l'opportunité de frapper un grand coup s'ils font tomber la Juve après Arsenal en ligue des champions.
Après un match aller séduisant au résultat toutefois handicapant pour une qualification (défaite 1-0 à Turin), les Monégasques veulent montrer à l'Europe du foot que leur qualification face à Arsenal n'était pas qu'un coup sans lendemain.

Quelques joueurs d'expérience

Si la formation de Leonardo Jardim sera, comme toujours, construite autour de quelques joueurs d'expérience (Subasic, Abdennour ou Moutinho, par exemple), ceux-ci ne sont pas tous susceptibles d'être alignés. Aux incertitudes entourant Toulalan, Carvalho et Raggi, récemment blessés, s'ajoute ainsi la méforme persistante de Berbatov.

19 à 22 ans

Les jeunes joueurs de l'effectif devront donc certainement prendre le leadership de la révolte monégasque afin de mener le club à la quatrième qualification de son histoire pour une demi-finale de Ligue des champions (défaites en 1994 contre Milan AC 3-0, en 1998 contre la Juventus 1-4 et 3-2, qualification en 2004 contre
Chelsea 3-1 et 2-2)  Même s'ils ne sont pas tous assurés d'une place de titulaire, les Kurzawa, Fabinho, Wallace, Kondogbia, Silva, Carrasco et Martial, tous âgés de 19 à 22 ans, attendent l'opposition de mercredi avec la plus grande impatience.

Cette saison, chacun d'entre eux a déjà franchi un cap. Kondogbia a retrouvé les Bleus. Fabinho (Brésil), Carrasco (Belgique), Kurzawa (France) et Silva (Portugal) ont découvert les sélections A de leurs pays respectifs. Martial, lui, a changé et vit une deuxième partie de saison de haut-niveau où il supplante Berbatov au poste d'avant-centre.

De nouveaux statuts à confirmer 

Martial, le plus jeune de la bande, 19 ans, titulaire à Turin et qui a fait passer quelques frissons à l'éternel Gianluigi Buffon, croit l'exploit possible. Lui qui, après le nul contre Rennes (1-1) s'est fait tancé par son entraîneur, ne se pose pas de question. Sa vitesse, sa qualité technique et son actuelle efficacité l'ont décomplexé.
"J'espère jouer, assure-t-il.

On sait que ce match va être difficile. A nous de jouer comme à l'extérieur."


"La Juve va défendre", enchaîne Carrasco son aîné et complice d'attaque. "Elle sait le faire et voudra marquer en contre. Mais si on marque en début de match, la Juve sera perturbée. J'espère qu'on réussira à marquer d'entrée."

"On doit gagner"

Selon lui, il semble hors de question d'attendre le moment idoine pour piquer, ce que sait pourtant faire Monaco en championnat. "Le stade sera plein, lâche-t-il. On doit gagner, marquer plusieurs buts. On a déjà prouvé contre le Zenith (2-0) ou Leverkusen (1-0) qu'on savait le faire."

Cet enthousiasme reste toutefois à tempérer. D'abord, il n'est peut-être que de façade. D'autre part, la culture tactique monégasque n'est pas celle de Lyon, par exemple. Malgré leur jeunesse, Fabinho, Kurzawa, Kondogbia ou Silva auront d'abord en tête de bien défendre avant de pousser leurs actions. Car, au-delà de la qualification, se joue également la confirmation de leur statut. Devant les yeux de l'Europe entière, ils se doivent de démontrer leur maturité nouvelle.

Kurzawa: un exemple

Blessé puis hors de forme début 2015, Kurzawa en est un exemple. Non sélectionné par Didier Deschamps lors du dernier rassemblement de l'équipe de France, il avait alors profité de la trêve internationale pour signer avec un agent et travailler physiquement.
"Je suis mieux physiquement et mentalement", explique-t-il désormais. "J'ai pu me remettre en question pour repartir sur de bonnes bases. Je veux maintenant montrer que je peux revenir et avoir ma place en équipe de France." Cela passe par une grande prestation individuelle et collective contre la "Vieille Dame" mercredi soir.
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