Affaire Rybolovlev : la procédure contre Yves Bouvier définitivement annulée par la justice monégasque

A Monaco, la justice a annulé la procédure pour escroquerie intentée en 2015 par le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev contre le marchand d'art suisse Yves Bouvier qui se réjouit de cette décision.
 

Le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev et le marchand d'art suisse Yves Bouvier.
Le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev et le marchand d'art suisse Yves Bouvier. © Jean-François Ottonello / MAX PPP et Frédéric Dugit / MAX PPP
C'est terminé au terme d'une procédure qui aura duré cinq ans, le marchand d'art suisse Yves Bouvier ne cache pas sa satisfaction : 
"Victoire totale et définitive à Monaco", salue t-il dans un communiqué, après l'arrêté de la Cour de révision de Monaco.
 "Monaco a prouvé que la corruption n'a pas sa place dans la Principauté", a-t-il ajouté, se plaignant d'avoir enduré "cinq ans de batailles judiciaires et de campagnes diffamatoires".

Une procédure intentée en 2015 par le milliardaire russe

En janvier 2015, le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, qui est aussi le propriétaire du club de football de l'AS Monaco, accuse Yves Bouvier de l'avoir escroqué en lui revendant avec des marges exorbitantes trois tableaux, un de Vinci, un Gauguin et un Rothko... Pour lui, cette surfacturation lui aurait coûté un milliard de francs. 

La Cour de Révision de Monaco vient donc de confirmer une décision de la Cour d'Appel monégasque prise le décembre dernier, qui annule la procédure. La  justice considère qu'elle a été menée de "manière partiale et déloyale" en raison notamment des relations entre
les avocats de M. Rybolovlev, les enquêteurs et le procureur général de l'époque. Révélées au cours de l'enquête, ces relations ont depuis valu à ce dernier et plusieurs personnalités de haut rang de la principauté d'être inculpés.

Une annulation procédurale pour le Russe

Cette décision siffle donc la fin du match entre Dmitri Rybolovlev et Yves Bouvier dans son volet monégasque. Une annulation "pour des raisons purement procédurales, non par une absence de charge à l'encontre de M. Yves Bouvier", a contre-attaque le Russe via ses avocats Hervé Témime et Thomas Giaccardi, en rappelant que la justice suisse restait saisie.
Elle devra se prononcer sur les conditions de 38 autres transactions, entachées selon eux d'escroquerie, d'abus de confiance et de blanchiment d'argent. "L'instruction progresse" dans ces dossiers, assurent-ils. 



 
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