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Castellane : le Mandarom de retour devant la justice à Grenoble

Le monastère du Mandarom a été fondé en 1969 à Castellane. / © FELIX GOLESI/PHOTOPQR/NICE MATIN
Le monastère du Mandarom a été fondé en 1969 à Castellane. / © FELIX GOLESI/PHOTOPQR/NICE MATIN

Le Mandarom de Castellane qui a défrayé la chronique dans les années 90 revient au devant de l'actualité. Lundi, la cour d'appel de Grenoble tranchera un litige qui oppose l'association à des défenseurs de l'environnement qui demandent la remise en état du site du temple pyramide jamais achevé. 

Par Annie Vergnenegre

22 ans de procédure. Et peut-être la fin d'un long combat pour l'Association pour la protection des lacs et sites du Verdon dont le président Robert Ferrato, décédé en 2015, ne verra pas l'épilogue. Lundi, la cour d'appel de Grenoble doit décider si le site de la Baume, sur les hauteurs de Castellane (04) doit ou non être remis en état.
C'est là que le Mandarom dirigé par le gourou Gilbert Bourdin avait lancé la construction de son temple pyramide de 8000 m2 en 1992. Après des années de procédure, la justice avait finalement annulé le permis de construire. Une première victoire pour les opposants, qui n'ont cessé depuis de lutter pour voir le site retrouver sa beauté naturelle.
 

Démêlés judiciaires


Au fil des ans, le Mandarom a du faire face à de nombreux ennuis judiciaires, des soupçons de corruption d'élus et de blanchiment d'argent, et des accusations de viol envers le fondateur de l'aumisme. En 1995, le "messie cosmoplanétaire" de 71 ans est écroué pour sévices sexuels sur une adepte de 14 ans. Souffrant de diabète, il est remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il meurt en 1998. En 2001, sa statue haute 33 mètres est démolie. Ces dernières années, les Chevaliers du Lotus d'Or, dont on ignore le nombre, se sont fait discrets et le Mandarom a obtenu d'être reconnu comme association cultuelle.


 

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