Alpes-Maritimes : une pétition contre la destruction des cabanons au bord de la plage de la Mala

En octobre dernier, le préfet des Alpes-Maritimes signait un arrêté définissant la limite du domaine public maritime de la plage de la Mala, à Cap d'Ail. Les plages privées et les cabanons devenaient de fait illégaux. Une pétition en ligne a été lancée pour défendre ces cabanons. 

Un architecte niçois plaide pour la reconnaissance des cabanons de pêcheurs comme éléments historiques de la plage.
Un architecte niçois plaide pour la reconnaissance des cabanons de pêcheurs comme éléments historiques de la plage. © J.C/FTV
Sur la plage de la Mala, à Cap d’Ail (Alpes-Maritimes), les cabanons et les installations des plages privées sont illégales depuis octobre dernier. C’est ce qui découle de l’arrêté signé le 28 octobre par le préfet des Alpes-Maritimes, qui délimite officiellement le domaine public maritime. Une limite désormais placée au-delà des constructions en dur, qui se retrouvent donc en infraction au regard de la loi littoral.
 
Le trait rouge marque la limite désormais officielle du domaine public maritime sur la plage de la Mala, qui englobe donc les constructions (en rose)
Le trait rouge marque la limite désormais officielle du domaine public maritime sur la plage de la Mala, qui englobe donc les constructions (en rose) © DR

 


Des "éléments historiques" de la plage


Une pétition en ligne a été lancée pour la sauvegarde des cabanons de la plage de la Mala. A ce jour, vendredi 28 février, elle récolte près de 1 200 signatures. 

Luc Svetchine, architecte niçois, plaide pour la reconnaisance de ces cabanons de pêcheurs, éléments historiques de cette plage selon lui. " Ces baraquements de pêcheurs témoignent, par leur présence, d'une époque où la fièvre de l'or bleu ne faisait pas encore la loi sur la Côte d'Azur. C'est à ce titre que ces petits cabanons racontent qu'une portion de rivage, aujourd'hui tant convoitée par le tourisme résidentiel, avait jadis partie liée avec une modeste activité de pêche ".

L'architecte souligne également le fait que de modestes cabanons ont été préservés, compte tenu de leur valeur patrimoniale, dans les calanques de Marseille. Il espère le même sort pour les cabanons de la plage de la Mala.
 

Un espace "remarquable"


En fin d'année dernière, le préfet des Alpes-Maritimes avait signé cet arrêté, que France 3 Côte d'Azur a consulté, quelques semaines après avoir reçu le rapport de la commissaire enquêtrice chargée de l’enquête publique sur le sujet. Cette dernière, après avoir enregistré 54 observations, avait conclu, le 28 août, à un avis "favorable" au projet de délimitation proposé par la préfecture.

Pour fonder sa décision, la commissaire enquêtrice s’appuie notamment sur le fait que la plage de la Mala, considérée comme l'une des plus belles plages de la Côte d'Azur, est classée espace "remarquable" et "sensible", mais aussi située en zone de glissement et soumise à des mesures de prévention sur certaines parcelles, et inconstructible sur d’autres.

 
Reportage en juillet dernier, lors de l'enquête publique :
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