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Côte d'Azur : les plages privées et le respect de la loi littoral

Plage privée à Antibes-Juan-les-Pins / © FTV / H.Nicolas
Plage privée à Antibes-Juan-les-Pins / © FTV / H.Nicolas

Les plages privées ont-elles le droit d'installer leurs transats au plus près de l'eau ? Non, la loi littoral n'autorise pas cette pratique. Une pratique illégale qui a tendance a diminuer dans les Alpes-Maritimes et le Var.

Par Pierre-Olivier Casabianca


A-t-on le droit de privatiser une plage? Non, En France, il n'existe pas de plages privées car le domaine maritime est inaliénable. Depuis la loi littoral de 1986, l'Etat accorde des concessions d'une durée maximale de 12 ans. 

En contrepartie de cette autorisation les plagistes doivent obligatoirement : 
  • Démonter leurs installations à la fin de la saison estivale.
  • Laisser libre de toute installation au moins 80% de la longueur et de la surface de la plage. 
  • Laisser un passage de 3 à 5 mètres devant la 1ère ligne de transats.
 


A Antibes,  la municipalité veille au respect de cette loi. Durant la saison estivale une personne contrôle les plages. Les plagistes qui empiètent trop sur la bande littorale sont rappelés à l'ordre. En 2018, aucune amende n'a été dressée sur la commune. 

"Avec l'évolution climatique on a des phénomènes de marée haute et de marée basse qui font que parfois on a une bande qui est dans les normes et parfois qui est beaucoup plus étroite. En 2021 nous avons le renouvellement des concessions des plages naturelles et on tiendra compte de l'évolution du trait de côte", explique Alain Julienne, directeur général adjoint des services d'Antibes.

 


Autre commune, autre problème. A Cap d'Ail, les plagistes travaillant sur la célèbre plage de la Mala ont été rappelés à l'ordre en mai 2018. Il y a un an, les gendarmes ont fait irruption sur les deux plages privées pour faire respecter la loi littoral. 

Problème : personne n'est d'accord sur la ligne de démarcation du domaine public maritime qui sert de base aux autorisations d'exploitation. Le projet de l'Etat prévoit en effet de tracer la limite derrière une partie des constructions, ce qui les condamne à la démolition.

Jean-Georges Gramaglia, propriétaire d’un cabanon à la Mala de comprend pas : "Mon cabanon, les restaurants, tout le monde disparaît et on se retrouve avec une plage morte alors que ça fait plus d'un siècle que cette plage existe".

Le maire de Cap d'Ail, Xavier Beck, soutient ses administrés. Il dénonce même un acharnement : "On préfère faire un exemple dans une petite commune plutôt que dans des grands groupes hôteliers ou des communes plus importantes. En quelque sorte nous sommes le gage de l'application du décret plage sauf que à Cap d'Ail on n'est pas sur la plage mais sur l'arrière plage". 

Ni la préfecture, ni les exploitants de plage n'ont souhaité s'exprimé.  Le tribunal administratif a nommé un expert, la préfecture vient de lancer une enquête publique. Elle se poursuit jusqu'au 31 juillet.
 

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