Antibes : le jardin botanique de la Villa Thuret, ses 200 arbres et ses espèces exceptionnellement rares

Au Cap d'Antibes, la Villa Thuret, crée en 1857, est un site de recherche scientifique consacré à la botanique où se côtoient 2000 arbres et 1000 espèces dont la moitié sont très rares. Les botanistes y mettent en culture des espèces végétales venues de pays lointains.
 

Le jardin botanique de la Villa Thuret que près de 20 000 personnes visitent chaque année pour voir 2000 arbres et 1000 espèces rares.
Le jardin botanique de la Villa Thuret que près de 20 000 personnes visitent chaque année pour voir 2000 arbres et 1000 espèces rares. © E. Jacquet-FTV

Plus qu’un jardin, le jardin botanique de la Villa Thuret du Cap d'Antibes est surtout un laboratoire à ciel ouvert. Depuis 1878, ce jardin est propriété de l'Etat et il est géré par l'INRA (Institut National de Recherche Agronomique). 


Voilà 163 ans que les botanistes y mettent en culture des espèces végétales venues de pays lointains introduites chez nous pour la première fois afin d’observer ensuite leur acclimatation.
 

Sur les terres de la Villa Thuret au Cap d’Antibes, 200 arbres dont l’étude se fait sur plusieurs décennies.
Sur les terres de la Villa Thuret au Cap d’Antibes, 200 arbres dont l’étude se fait sur plusieurs décennies. © E. Jacquet-FTV

Sur ces terres, 2000 arbres et 1000 espèces dont la moitié sont très rares sur nos sols. L'observation de ces arbres se fait sur plusieurs décennies par l'étude de leur morphologie et de leur physiologie.

"Nous surveillons leur survie"

Dans le jardin botanique de la Villa Thuret, les collections sont constituées depuis le 19eme siècle, à partir de graines d’espèces sauvages.
 

Elles sont mises  en culture pour la première fois.

Catherine Ducatillion Directrice du jardin botanique Directrice de l’unité expérimentale Villa Thuret

Toute une histoire

Crée en 1857 par Gustave Thuret, botaniste et algologue, il fut le premier laboratoire de recherche français fonctionnant sur fonds privés. Il y entreprend des essais d’acclimatation de végétaux exotiques, en collaboration notamment avec le Museum de Paris. Pour Georges Sand (auteur de la « mare au diable »), "c'est le plus beau jardin". C’est ce qu’elle dit dans les « Lettres d’un voyageur en 1868 ».
La Villa obtient en 2019 le label de "Maison des Illustres" du ministère de la Culture, un gage de reconnaissance et des possibilités pour obtenir des aides ce qui lui permet d'obtenir de saides pour valoriser le site.  

L'objectif de ces études

Dans l'avenir, les résultats scientifiques obtenus permettront de peupler nos villes et nos forêts d'espèces résistantes au froid, à la sécheresse et aux ravageurs. Des espèces qui n'auront ni besoin d'entretien ou de soins.
 

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