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Antibes : Marineland défend la reproduction des dauphins et des orques devant le conseil d'État

Deux orques en plein spectacle au Marineland d'Antibes. / © France 3 Côte d'Azur
Deux orques en plein spectacle au Marineland d'Antibes. / © France 3 Côte d'Azur

L'arrêté interdisant la reproduction des dauphins et des orques en captivité sera-t-il annulé, comme le souhaitent trois parcs marins dont Marineland à Antibes? Le Conseil d'Etat a examiné vendredi ce texte signé en mai par l'ex-ministre de l'Environnement Ségolène Royal

Par L.V. avec AFP

Ségolène Royal, alors ministre de l’environnement, a voulu interdire la reproduction des orques et des dauphins en captivité. Grâce à un décret elle interdisait aussi l’utilisation des produits chlorés pour assainir l’eau des parcs aquatiques avec animaux.

« C’est une étape par rapport à la prise de conscience de l’animal et de sa place chez les humains », précise Christine Grandjean, présidente du Collectif C'est Assez !


Le 1er août, le conseil d’Etat saisi en référé, notamment par Marineland, avait maintenu l’interdiction de la reproduction en captivité. En revanche, il avait permis de nouveau l’utilisation des produits chlorés.
Ce vendredi, la plus haute juridiction administrative se penche sur le fond des requêtes en annulation.

« Nous ce qu’on souhaite c’est (…) collaborer avec les associations, les scientifiques et les pouvoirs publics pour écrire un arrêté qui soit applicable et dans l’intérêt du bien-être animal », explique Pascal Picot, directeur général de Marineland


Une bataille judiciaire


Pour Louis Boré, l'avocat de l'Association pour la protection des animaux sauvages et de C'est assez, l'arrêté tel qu'il a été publié "tire la conséquence des avis rendus au cours de la consultation". "La ministre est allée jusqu'au bout de la logique et a interdit la détention à terme des cétacés", a plaidé l'avocat.

L'entourage de Mme Royal avait expliqué en mai à l'AFP que celle-ci avait "souhaité être plus radicale". La ministre a notamment "appris que certains animaux étaient drogués et a voulu aller plus loin".

Selon Arielle Moreau, l'avocate de l'association One voice, Ségolène Royal a "suivi les recommandations du Conseil national de la protection de la nature et les avis du public".

"Le rapporteur public n'a pas parlé de la souffrance des dauphins et du fait que ces conditions de détention ne sont pas adaptées", a-t-elle regretté auprès de l'AFP.

Pour l'avocat de Marineland, Emmanuel Piwnica, l'arrêt conduirait "à une fermeture à terme des delphinariums". Il a dénoncé "une campagne de désinformation": "les dauphins et les orques dans les parcs aquatiques sont aujourd'hui bien traités. Leur durée de vie est supérieure à celle des animaux dans la nature".

Les critiques se sont multipliées ces dernières années contre l'exploitation d'orques et de dauphins dans les parcs aquatiques, comme le Marineland d'Antibes, le plus grand parc d'attractions marin d'Europe.

La décision du Conseil d’Etat devrait être rendue dans les prochaines semaines.



 

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