Ho Lui, l'artiste qui fait du vieil Antibes son atelier

Faut-il être initié pour repérer le passage de Ho Lui ? Son atelier est situé rue James-Close, mais c'est dans le dédale des ruelles d'Antibes, qu'en ouvrant bien l'œil, le passant repère jusqu'à 600 œuvres. Sur les murs, les fissures, les trottoirs, Ho Lui sublime la réalité depuis plusieurs dizaines d'années.

"C'est comme les enfants qui voient dans les nuages des choses... C'est pareil, je veux créer une foule autour de moi. Je ne sais pas quelle idée va venir, mais je suis ému de ma prochaine idée même si je ne sais pas ce qu'elle sera..."

L'homme est souriant, le cheveu dru, et il parle avec un accent d'ailleurs. Son nom ? Ho Lui. Un Chinois originaire de Shanghai, artiste bien connu à Antibes, sa ville d'adoption.

A Véronique Varin et Eric Jacquet, notre équipe de reportage, il dit volontiers que les fissures lui ont ouvert les yeux. Les yeux, et l'âme, car ses visages ne sont que poésie. Ils se structurent sur une faille, une anfractuosité, un trou, pour mieux marquer de leur empreinte sur la chaussée ou sur les murs.

Ho Lui, l'art dans la rue

Au crayon, au fusain, ou encore à la peinture, avec un simple pinceau de maquillage, il passe et repasse bien souvent sur l'ouvrage. Des petites retouches nécessaires, pour du "street art" soumis aux quatre vents.

Chaque pluie, c'est comme si 100 ans étaient passés. Comme ça, je vois l'évolution des choses, voir quelque chose s'éroder, c'est beau !

Ho Lui, à notre reporter Véronique Varin

La peinture, la sculpture depuis toujours

Ho Lui a plusieurs cordes à son arc. Tout petit, il créait des sculptures éphémères sur la plage, en Chine, à Shanghai. Mais dans les années 80, il prend le large, direction la France et sa capitale. Objectif ? Des études.

C'est ainsi qu'il devient le premier étudiant de Chine populaire à être diplômé de l'école des Beaux Arts de Paris.

Un de ses tableaux sera d'ailleurs exposé en1989 au centre Georges Pompidou !

Un artiste et des modèles

Plus que dans son petit atelier, Ho Lui travaille dans la rue. Il sculpte sur de la terre glaise et ses modèles sont vivants. Des passants, des touristes qui jouent le jeu bien volontiers.

Et avec Ho Lui, tous sont invités à participer à une œuvre collective. Dans ce tableau réalisé au Bic bleu, il y a 1.500 Ho Lui et cette fois, c'est l'artiste qui prend la pause. Un gigantesque portrait, loin d'être terminé !

Alors si vous visitez Antibes, regardez bien !  L'artiste a semé ses Holuiettes, entendez par là ses œuvres, au gré de ses envies. Devant son atelier, vous ne pourrez pas le manquer !

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