Suspicion de féminicide à Antibes : un homme interpellé en Italie après la découverte du corps de son ex-compagne

Le corps de la femme de 33 ans a été découvert samedi soir à son domicile, après un appel de son ex-concubin aux services de secours. Ce dernier, introuvable depuis, a été interpellé ce lundi en Italie.

[Article mis à jour le 14/05/2024 à 17h30, ajout sur l'arrestation en Italie du suspect]

Une autopsie sera pratiquée ce mardi sur le corps de la femme de 33 ans, découverte morte à son domicile d'Antibes (Alpes-Maritimes) samedi soir.

Selon les informations délivrées par le parquet de Grasse, "cette dernière présentait des traces d’ecchymoses et des traces traumatiques sur le visage et le corps".

Ce lundi en fin de matinée, l'ancien compagnon de la défunte a été interpellé en Italie. Un mandat d'arrêt avait été émis dans le cadre d'une information judiciaire du chef d’homicide par concubin.

Déjà condamné pour violences sur la victime

L'homme âgé de 44 ans fait depuis samedi soir figure de suspect.

C'est lui qui avait contacté, samedi par téléphone, les sapeurs-pompiers pour signaler qu’il n’avait pas de nouvelles de son ancienne compagne. À leur arrivée au domicile de la jeune femme, ces derniers n'avaient pu que constater son décès.

Depuis, l'homme était introuvable et injoignable. Il a été arrêté en Italie et incarcéré sur place "dans l’attente d’une audience de validation de l’arrestation conformément à la procédure italienne", précise le parquet de Grasse à France 3 Côte d'Azur.

Dans un second temps, une audience ultérieure devrait se tenir devant la cour d’appel de Gênes afin de mettre à exécution le mandat d’arrêt européen transmis aux autorités italiennes.

Parquet de Grasse

à France 3 Côte d'Azur

Selon le parquet, le casier judiciaire de l'intéressé comporte douze mentions, parmi lesquelles une condamnation pour des faits de violences sur la défunte, datant de mars 2022.

Le tribunal correctionnel de Grasse l'avait alors condamné à 18 mois d’emprisonnement dont six mois avec sursis probatoire. Trois circonstances aggravantes avaient été retenues pour ces violences, en l’espèce commises par conjoint, avec usage d’une arme et en état d’ivresse.