Après un périple de 1500 km à travers la France... il participe au marathon Nice-Cannes

Guillaume Charbonneau prend à chaque étape de son voyage des dizaines de clichés qu'il envoie à ses abonnés sur les réseaux sociaux. / © Crédit photo : Facebook de Guillaume Charbonneau
Guillaume Charbonneau prend à chaque étape de son voyage des dizaines de clichés qu'il envoie à ses abonnés sur les réseaux sociaux. / © Crédit photo : Facebook de Guillaume Charbonneau

Le Dijonnais Guillaume Charbonneau, un traileur de 47 ans, participe au marathon Nice-Cannes ce dimanche après avoir traversé la France en courant. Du Finistère à la Côte d'Azur, il raconte sa folle aventure et pourquoi il a décidé de faire la "diagonale du fou". 

Par Hugo Lemonier

Le marathon Nice-Cannes, c'est pour lui une promenade de santé ! Guillaume Charbonneau, un traileur de 47 ans, a pris le départ de la course ce dimanche. Ce sera, pour ce Dijonnais, la fin d'un périple de 1500 km à travers la France, du Finistère à la Côte d'Azur. Une "diagonale du fou".

35 marathons


En 3 semaines, il a réalise l'équivalent de 35 marathons ! Pas de cause particulière à défendre : le coureur amateur s'est lancé un défi personnel qui s'achève ce week-end à Menton. Avant d'avaler les derniers kilomètres, il fallait bien un p'tit défi de plus... Ce sera donc le fameux marathon Nice-Cannes.

En bonne voie

Au départ de Nice, il porte le dossard 308. Un numéro qui devrait continuer à lui porter chance. Notre équipe l'a rencontré à la veille du marathon, il n'affiche pas encore tout à fait les 1500 kilomètres prévus, mais il est en bonne voie ! "J'ai vu que la fin de ma diagonale coïncidait avec le marathon, je ne pouvais pas rater ça !", précise le coureur amateur au micro de Denise Delahaye : 

Dans la pampa tout seul


Il précise que ce marathon sera une course bien différente de celle qu'il a réalisée jusqu'ici : "Demain je ne courrai pas vite parce que mon corps n’est pas apte à courir vite même si le mental veut aller vite le corps ne suivra pas, le coffre ne suivra pas. Je l’ai éduqué depuis deux mois à courir lentement et longtemps... J’ai fait 1450 km parfois dans la pampa tout seul à communiquer avec les vaches, donc là, ça va me faire plaisir de faire un grand bain de foule même dans l’anonymat !"

J’ai fait 1450 km parfois dans la pampa tout seul à communiquer avec les vaches, donc là, ça va me faire plaisir de faire un grand bain de foule même dans l’anonymat !
 

Voyage en famille en Asie


D'après Le Parisien, qui s'est entretenu avec Guillaume Charbonneau avant son départ, l'idée de cet éducateur physique est venue au retour d'un voyage en famille en Asie : "Je me suis réveillé avec une idée folle, confie-t-il au quotidien. Il me fallait du temps, j'en avais. Il me fallait du sens, je l'ai trouvé. Ce n'est pas une course mais une étape dans ma reconversion. Le genre de défi que l'on planifie sur plusieurs années, je me suis donné 50 jours…"

Préparer son diplôme

Trois semaines après son départ de Porspoder (Finistère), il devra avaler les 42,2 km entre Nice et Cannes, où il pourra fêter son exploit .
A chaque étape de son périple, le coureur raconte les tourments et les joies de la route, fait part de ses rencontres et salue au passage ceux qui l'ont aidé dans sa traversée. Au rythme de 50 à 70 km par jour, il aura vu défiler pas moins de cinq régions et 17 départements avec, pour seul bagage, une paire de running et un sac à dos.
Mais cet amoureux des grands espaces ne s'est pas lancé ce défi seulement pour la beauté du geste. Son association Solidai'Run aide depuis dix ans des sportifs amateurs à réaliser leurs rêves les plus fous et récolte des fonds pour des œuvre caritatives.
 

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