L'élue LREM Mounia Haddad avait fui à Mandelieu pour éviter le mariage forcé, sa famille condamnée en appel

Mounia Haddad avait fui en mai 2018 la maison familiale de Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP
Mounia Haddad avait fui en mai 2018 la maison familiale de Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP

La Cour d'appel d'Orléans a confirmé ce mardi 12 novembre la condamnation du père, des oncles et du frère d'une jeune conseillère départementale LREM tourangelle, Mounia Haddad,
qui l'avaient enlevée et séquestrée en juillet 2018 pour l'empêcher de suivre celui qui est devenu son mari.

Par Anne Le Hars

Mounia Haddad avait fui en mai 2018 la maison familiale de Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours, pour se réfugier avec son compagnon à Mandelieu-La Napoule dans les Alpes-maritimes.

 "J'avais reçu pas mal de menaces de mort", raconte-t-elle alors que la question d'un mariage forcé en Algérie lui est imposé.

En novembre 2018, elle racontait son calvaire aux équipes de France 3 :
La Cour d'appel d'Orléans a confirmé ce mardi la condamnation du père, des oncles et du frère d'une jeune conseillère départementale LREM tourangelle.

Le père, Karim Haddad, 54 ans, avait été condamné à quatre ans, dont 18 mois avec sursis. L'un des oncles, Mohamed, 52 ans, à trois ans de prison, dont 12 mois avec
sursis, et le second oncle, Omar, 47 ans, à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis.

Le frère de Mounia Haddad, Zakaria, accusé de menaces de mort sur les réseaux sociaux, avait été condamné à 10 mois de prison avec sursis.
 
La cour d'appel d'Orléans confirme les condamnations après la séquestration d'une élue. / © Isabelle Racine FTV
La cour d'appel d'Orléans confirme les condamnations après la séquestration d'une élue. / © Isabelle Racine FTV


Leur appel avait été jugé le 9 octobre dernier.

(Avec AFP)
 

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