Découvrez ce bateau éléctro-solaire fabriqué au large de Cannes, sur l'île Sainte-Marguerite

Le chantier naval de l'Estérel vient de mettre à l'eau un bateau électro-solaire sur l'île Sainte-Marguerite, à Cannes, dans les Alpes-Maritimes. On vous amène à bord du premier modèle de ce bateau sans permis.
Le bateau éléctro-solaire près de l'île Sainte-Marguerite.
Le bateau éléctro-solaire près de l'île Sainte-Marguerite. © Benoit Loth / France Télévisions

Une petite embarcation de 5.90 mètres conçue, fabriquée et entièrement assemblée sur l'île Sainte-Marguerite. Ce petit bateau très discret vogue tranquillement, sous le soleil et l'air frais de la Côte d'Azur, bien loin du bruit et de l'odeur des moteurs thermiques.

Ce qui fait avancer ce navire-là se trouve sur son toit : trois panneaux solaires reliés à des batteries cachées sous le pont. Bridée à 4 noeuds, soit un peu plus de 7 km/h, l'embarcation met 15 minutes pour rejoindre les îles de Lérins depuis la Croisette.

Les panneaux solaires sont présents sur le toit du bateau.
Les panneaux solaires sont présents sur le toit du bateau. © Benoit Loth / France Télévisions

Une utilisation locale

"On ne va pas aller à Saint-Tropez à partir de Cannes avec ce bateau-là. Là, on est sur une motorisation sans permis, pour une utilisation locale" explique Simon Johansen, chef de projet électrique. Le bateau possède 4 heures d'autonomie de batteries, puis les panneaux solaires prennent le relais pour alimenter directement le moteur encore deux bonnes heures.

Né entre un yacht et un pointu sur l'île Sainte-Marguerite : c'est le petit dernier du chantier naval de l'Estérel , le premier bateau hybride électro-solaire "made in Cannes".

"Pour la sellerie, c'est un indépendant cannois qui a travaillé avec nous. Pour le travail d'architecture, c'est aussi un architecte cannois. On a essayé d'avoir principalement des fournisseurs de la région ou au pire d'Europe" rajoute Simon Johansen.

Un ouvrier du chantier naval de l'Estérel travaille sur un bateau.
Un ouvrier du chantier naval de l'Estérel travaille sur un bateau. © Benoit Loth / France Télévisions

Du local, de l'énergie propre, une coque en aluminium 100% recyclable, histoire de contribuer à la transition écologique. À bord, elle se fait en musique grâce à des hauts-parleurs, et il y a même de la place pour 8.

Le concept devrait convaincre les loueurs ou les particuliers. Pas les amateurs de grosses vagues mais plutôt ceux qui préfèrent naviguer sans faire peur aux poissons.

Reste son prix : l'embarcation devrait être commercialisée autour de 60.000 euros.

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