Festival de Cannes. Les gendarmes traquent les drones sur le toit du palais

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Écrit par Camille Nowak

Depuis le toit du palais, des unités gendarmerie de lutte anti drone (LAD), assurent la sécurité des festivaliers. Chaque jour ils traquent les drones. Un appareil en pleine expansion. Depuis le début du festival de Cannes, un à deux drones par jour sont neutralisés.

La menace est double : l'accident, si le drone tombe dans la foule mais également la menace d'un attentat. Deux risques prévenus par ces d'unités de la gendarmerie, pendant toute la durée du Festival de Cannes. 

Depuis le toit du palais, deux gendarmes surveillent chaque jour le ciel cannois. Ils veillent à ce qu'aucun drone ne survole cette zone. 

Des outils dernière génération

Pour y parvenir, le procédé est rodé. Grâce à une valise de détection anti-drone, ils repèrent tout objet volant qui s'introduirait dans la zone interdite au survol.

"Dès qu'un drone est identifié, l'appareil se met à sonner. Ensuite, sur la carte, on a immédiatement la localisation qui s'affiche", explique l'adjudant-chef Frédéric L.

En seulement quelques secondes, le drone est donc localisé par le binôme posté sur le toit du palais. "Ensuite, nous avons deux outils pour le neutraliser", poursuit l'adjudant-chef Frédéric L. : un pistolet anti-drone et un fusil anti-drone. 

L'objectif est de couper très rapidement la liaison entre la télécommande et le drone pour que le drone se mette en erreur.

Adjudant-chef Frédéric L.

Dans un premier temps, c'est le pistolet anti-drone qui est utilisé par l'adjudant-chef Frédéric L. "C'est très bien pour réagir rapidement, mais c'est beaucoup moins puissant que le fusil anti-drone. 

La zone est alors visée et le drone neutralisé grâce à un système de brouillage multifréquences.

Si le drone se trouve dans une zone plus éloignée, c'est le fusil anti-drone qui sera alors utilisé, fusil dont la portée est plus grande.

Dès qu'on le neutralise, le drone s’immobilise et il retourne immédiatement à l’emplacement où il a décollé.

Adjudant-chef Frédéric L.

Drone neutralisé, pilote identifié

Grâce à ce protocole, le drone est neutralisé en seulement quelques minutes. Ensuite c'est au sol que tout se passe afin de localiser le pilote et procéder à la saisie du drone. "Sur la carte, nous avons à la fois la position du drone mais aussi du télépilote. Nous transmettons l'informations aux équipages au sol qui se chargent ensuite de l'interpellation du pilote", précise l'adjudant-chef Frédéric L. 

Pendant le festival on neutralise un à deux drones par jour environ. Les pilotes sont principalement des touristes étrangers qui ne sont pas au courant de la règlementation.

Adjudant-chef Frédéric L.

Spectacle de drones dans le ciel cannois

Depuis 7 ans, l'unité LAD de la gendarmerie traque les drones dans le ciel des Alpes-Maritimes. Elle fait parti d'un dispositif nationale de la gendarmerie. "Dès qu’il y a un évènement particulier, visite présidentielle, carnaval de Nice ou encore festival de Cannes notre unité est déployée".

Le drone, un objet en plein expansion. "On voit que de plus en plus de particuliers les utilisent, c'est vrai que ça peut être tentant de faire de belles images du tapis rouge vue du ciel", commente-t-il. 

Hier, mercredi 25 mai, en plus de l'interception d'un drone aux alentours de 19h, les unités de gendarmerie de lutte anti-drone, ont été également mobilisés pour veiller au bon déroulement d'un spectacle de drone organisé à l'occasion de la soirée pour le film Elvis de Baz Luhrmann, présenté ce soir-là au Festival de Cannes

Dans le ciel cannois plus de 200 drones se sont illuminés pour un spectacle inédit d'une durée de 7 minutes environ.