Le premier salon mondial de l'IA à Cannes a "donné de la visibilité" aux start-ups azuréennes

Publié le Mis à jour le
Écrit par Loïc Blache (avec Emmanuel Felix)

Pendant trois jours, tout ce que l'intelligence artificielle compte de petites et grandes entreprises s'est retrouvé à Cannes pour le premier salon mondial de l'intelligence artificielle (WAICF). L'occasion pour les start-ups azuréennes de créer des liens.

Daphnée Marnat est la cofondatrice d'Unbias, une start-up basée à Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes). Créée en 2021, elle emploie aujourd'hui 10 personnes et utilise l'intelligence artificielle (IA) pour lutter contre les discriminations et le sexisme ordinaire jusque dans les algorithmes.

Le salon nous a permis d'être visibles et de parler aux bonnes personnes. On a pu entrer en contact avec trois grandes entreprises internationales et initier des partenariats avec deux sociétés.

Daphnée Marnat, cofondatrice d'Unbias

Créer des ponts entre les start-ups locales et de grandes entreprises internationales, c'était l'objectif de ce premier Salon mondial de l'IA (WAICF), qui s'est déroulé du 14 au 16 avril au Palais des Festivals de Cannes. "Ca nous a donné de la visibilité", confirme Daphnée Marnat.

Contacts entre local et international

Parmi les 170 exposants venus d'une quinzaine de pays, 24 start-ups maralpines se sont affichées sur le stand "Cote d'Azur France Terre d'IA" -"particulièrement dans le domaine de la santé", précise Marco Landi, de l'Institut EuropIA, à l'origine du WAICF.

C'est le cas de Bodyo, installée sur la Promenade des Anglais, à Nice. Cette entreprise a présenté un "kiosque santé" qui permet de calculer 26 mesures vitales en quelques minutes.

"On est là pour aider des médecins et non les remplacer", rassure Patrice Coutard, le fondateur de Bodyo. "Il s'agit de faire tout le travail fastidieux pour que les médecins concentrent leur temps de consultation exclusivement sur le patient."

Une des start-ups a pris des contacts avec 30 personnes chaque jour alors qu'elle n'a que quelques mois d'existence. C'est énorme !

Isabelle Galy, association ClusterIA

"Pour ce premier salon, il y avait pas mal d'étrangers : Américains, Chinois, Allemands Italiens...", continue Isabelle Galy. Au total : 7.000 participants sur place (et 3.000 à distance), dont 50% de francophones.

S'ouvrir au grand public

La dernière journée de ce salon était accessible à tout le monde. "L'IA est relativement peu connue du grand public, donc il fallait le sensibiliser et démythifier le sujet", explique Régine Resbeut-Montanella, conseillère grands projets à la mairie de Cannes.

Lucas, étudiant à l'IUT de Nice, était de ceux-là. Le jeune entrepreneur de 20 ans travaille avec un autre étudiant sur un projet d'art en ligne.

On n'a pas beaucoup de connaissances dans le milieu de l'IA, alors c'était important pour nous d'y aller et de voir les acteurs locaux présents.

Lucas, étudiant de 20 ans

Il a notamment pu discuter avec la Maison de l'IA basée à Sophia-Antipolis.

Prochain rendez-vous : février 2023

S'il est trop tôt pour faire un bilan chiffré de ce premier salon, les organisateurs se disent satisfaits. "On a senti que l'événement avait sa raison d'être, que ce rendez-vous était utile", assure Olivier Cadi, de Corp Agency, l'un des organisateurs du WAICF.

L'objectif est de positionner la Côte d'Azur comme une terre d'IA pour que, quand une entreprise veut s'implanter en France, elle ne pense pas qu'à Paris, mais aussi à la Côte d'Azur.

Marco Landi, EuropIA institute, créateur du WAICF

"On n'est qu'au début de l'histoire", conclut Olivier Cadi. "L'IA se diffuse petit-à-petit dans notre vie de tous les jours et va continuer à se développer." Le prochain Salon mondial de l'intelligence artificielle est déjà fixé. Ce sera du 9 au 11 février 2023, à Cannes.