Les magasins Galeries Lafayette de Cannes et de Toulon menacés, les salariés dans l'attente

Ce mercredi 21 février, le tribunal de commerce de Bordeaux examinait le plan de sauvegarde des 26 magasins Galeries Lafayette, cédés en 2018, à l'homme d'affaires Michel Ohayon. Les magasins de Cannes et de Toulon sont concernés.

C'est aujourd'hui, ce mercredi 21 février, que les salariés des 26 magasins franchisés Galeries Lafayette doivent connaître leur sort. Le tribunal de commerce de Bordeaux examinait le plan de sauvegarde et prendre une décision sur l'avenir des magasins menacés, dont ceux de Cannes et Toulon.

Cette vingtaine de boutiques sont détenues, à travers trois sociétés, par l'homme d'affaires, Michel Ohayon. Ses sociétés ont été placées en procédure de sauvegarde, l'an dernier, en février 2023.

La décision du tribunal de commerce de Bordeaux est mise en délibéré au 20 mars.

Des magasins franchisés en 2018

En 2017, le groupe Galeries Lafayette se questionne sur la pérennité de ses magasins, notamment en province. Il pense donc à les franchiser. L'investisseur bordelais propose alors de reprendre les commerces les moins rentables.

C'est donc en 2018, qu'une vingtaine de boutiques lui sont cédées et sont placées sous l'entité Hermione Retail. Quelques années plus tard, c'est la douche froide. À cause de nombreuses dettes, les magasins sont tous placés en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Bordeaux. Michel Ohayon, a assuré que cette décision a été prise pour "protéger les salariés de toute attaque" et que "leur situation était saine".

Selon Agnès Sauffier, secrétaire CFDT du CSE de la boutique de Cannes, "le magasin marche bien" mais "les salariés sont tous inquiets par rapport à la situation". "Jusqu'à ces dernières semaines, ils ne s'inquiétaient pas trop parce qu'on essayait de les rassurer. Mais là, depuis un mois, ils s'inquiètent parce qu'on ne sait pas quelle tournure ça va prendre", confie-t-elle. L'ensemble des syndicats ont rendu un avis défavorable au plan proposé par la direction. "Mais apparemment ça va quand même passer avec quelques petits ajustements. Mais est-ce que c'est la solution ?", s'interroge la syndicaliste.

Les magasins de Toulon et Cannes emploient chacun une quarantaine de salariés.