Procès de Harvey Weinstein ce lundi : les parties fines au Festival de Cannes n'y seront pas jugées

Harvey Weinstein au Festival de Cannes en 2012. / © ALBERTO PIZZOLI / AFP
Harvey Weinstein au Festival de Cannes en 2012. / © ALBERTO PIZZOLI / AFP

Le producteur de cinéma américain Harvey Weinstein est attendu ce lundi à New York à l'ouverture de son procès ultra-médiatisé pour agressions sexuelles, deux ans après un scandale qui a engendré le mouvement #MeToo et fait tomber de nombreux hommes de pouvoir.

Par Anne Le Hars

Depuis les révélations du New York Times, le 5 octobre 2017, plus de 80 femmes, y compris des célébrités comme Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie ou Léa Seydoux, ont accusé Harvey Weinstein de les avoir harcelées ou agressées sexuellement.

Mais le procès qui s'ouvre ce lundi 6 janvier ne concerne directement que deux d'entre elles, témoin de la difficulté de construire un dossier pénal sans preuve matérielle et sans  témoin, autour d'allégations qui remontent souvent à plusieurs années.
 

Des affaires à New-York

L'ancienne assistante de production Mimi Haleyi affirme avoir été agressée sexuellement dans son appartement new-yorkais en juillet 2006.
Une seconde victime présumée, demeurée anonyme, l'accuse elle d'un viol en mars 2013 dans une chambre d'hôtel, également à New York.
 
L'acte d'accusation a été modifié en août pour inclure l'actrice Annabella Sciorra, qui affirme avoir été sexuellement agressée par M. Weinstein en 1993. 

Si les faits la concernant sont prescrits, ils doivent permettre à l'accusation d'étayer le chef d'inculpation de comportement sexuel "prédateur", qui fait risquer la perpétuité au producteur.
L'ancien producteur de cinéma, Harvey Weinstein, à la sortie d'un tribunal de New York (Etats-Unis), le 6 décembre 2019. / © BRYAN R. SMITH / AFP
L'ancien producteur de cinéma, Harvey Weinstein, à la sortie d'un tribunal de New York (Etats-Unis), le 6 décembre 2019. / © BRYAN R. SMITH / AFP


Et Cannes ?

En 2017 il est révélé que le producteur organisait des soirées "partouzes et cocaïne" lors du Festival de Cannes. Il aurait même, un surnom localement : The Pig (le porc).
La même année, le magna du cinéma a fait l'objet d'une plainte déposée à New York . Il s'agit cette fois d'une aspirante actrice, Kadian Noble, qui accuse le producteur déchu, son frère Bob et la maison de production qu'ils ont cofondée de "trafic sexuel" à Cannes.

Plus de deux ans après la naissance de #MeToo, si de nombreux hommes de pouvoir dénoncés par ce mouvement sont tombés en disgrâce, la quasi-totalité a échappé
à des poursuites pénales. 
 

Où en est le mouvement #MeToo en France ?

Le producteur a admis des "erreurs" et être en prise à des "démons" intérieurs, mais il a toujours affirmé que ses relations sexuelles étaient toutes consenties.

-Avec AFP -

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