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Cinq cas autochtones de dengue confirmés à Saint-Laurent-du-Var

Le moustique tigre est originaire d'Asie du sud-est / © PHOTOPQR/NICE MATIN
Le moustique tigre est originaire d'Asie du sud-est / © PHOTOPQR/NICE MATIN

L'Agence régionale de santé (ARS) confirme que quatre nouveaux cas de dengue, une maladie tropicale, ont été diagnostiqués dans un quartier de Saint-Laurent-du-Var, dans les Alpes-Maritimes.  Cela porte à cinq le nombre de malades de dengue. L'ARS incite la population à la prudence.

Par Laurence Collet

Des agents de l'Agence régionale de santé ont procédé à une enquête de voisinage les 8 et 9 octobre derniers à Saint-Laurent-du-Var. Conclusion : un quartier de cette ville des Alpes-Maritimes semble être le foyer de la "grippe tropicale", plus communément appelée "dengue". 
Cinq cas ont été avérés, des cas autochtones : la maladie a été contractée sur place et non lors d'un déplacement en zone tropicale. 

Saint-Laurent-du-Var, un foyer localisé de dengue

Le premier cas autochtone de dengue avait été confirmé le 4 octobre dernier. L'ARS Paca avait alors déclenché son enquête qui a révélé les nouveaux cas dans l'entourage géographique du premier malade.
L'ARS et la Préfecture des Alpes-Maritimes parlent donc désormais de "foyer localisé de circulation du virus"
Les services de l’Etat ainsi que les professionnels de santé sont fortement mobilisés pour éviter la propagation du virus. Les mesures de démoustication et de surveillance épidémiologiques ont été renforcées afin de protéger les populations.

Contre la dengue, la démoustication

Les actions de démoustication réalisées par l’EID Méditerranée (Entente interdépartementale pour la démoustication), initiées dès le 4 octobre, se poursuivent. Le quartier du lieu de résidence des personnes a été démoustiqué à plusieurs reprises. L’objectif est d’éliminer les gîtes et les moustiques-tigres adultes, vecteurs potentiels du virus, pour éviter tout risque de propagation du virus.
Ces actions de démoustication sont accompagnées d’une campagne d’information de la population par le porte à porte et la diffusion d’affiches et de prospectus. 
La surveillance épidémiologique est aussi renforcée.
L'Agence régionale de santé propose de signaler tout cas suspect grâce à ce certificat officiel :Pour rappel, la dengue se transmet de personne à personne par l’intermédiaire d’un moustique infecté (moustique tigre en métropole).
Suite à ce foyer de cas autochtone, le département des Alpes-Maritimes est officiellement placé en niveau 3 du plan national anti-dissémination du chikungunya et de la dengue.

Les consignes à mettre en place pour la population des Alpes-Maritimes

  • Eviter la prolifération du moustique tigre

Pour éviter que le moustique tigre se reproduise et prolifère, il faut détruire ses larves et donc supprimer les eaux dans lesquelles la femelle dépose ses oeufs et ses larves grandissent. Elle aime tout particulièrement les petits récipients où l’eau stagne. Parfois quelques centilitres peuvent suffire pour qu’une femelle y dépose ses oeufs. Il faut donc vider les eaux stagnantes. Par exemple, changer l’eau des plantes et des fleurs : une fois par semaine ou plus si possible.
 

  • Se protéger des piqûres

Il est très important de se protéger des piqûres de moustiques en l’absence de maladie déclarée, et également pendant la maladie, au cours de la période pendant laquelle le virus est présent dans le sang. En se protégeant des piqûres, le malade protège sa famille et ses proches. Il faut appliquer des produits répulsifs et dormir sous des moustiquaires. Les diffuseurs anti-moustiques peuvent être aussi utiles.
 

  • Consulter immédiatement son médecin traitant

Consulter immédiatement son médecin traitant en présence de symptômes évocateurs (forte fièvre d’apparition brutale, douleurs musculaires ou articulaires, douleurs oculaires, fatigue, maux de tête), en particulier au retour d’un voyage en zone tropicale.
 

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