Forfaits, restaurants, hôtels… Les stations de ski des Alpes-Maritimes vont augmenter leurs tarifs cet hiver

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La hausse des prix ne va pas épargner l'activité des professionnels des stations de ski des Alpes-Maritimes. Ils devront appliquer une légère augmentation de leurs tarifs mais comptent sur la fidélité de leurs clients.

"L'inflation ne va pas vraiment affecter la venue des clients dans notre station, ils comprennent cette augmentation", explique Pascal Lequenne, directeur de l'Office du tourisme d'Auron, à Saint-Etienne-de-Tinée.

L'inflation de l'énergie touche aussi la prochaine saison de ski. Les stations, les restaurateurs ou bien les hôteliers : tout le monde y passe. Certains sont confiants concernant la fidélité de leurs clients. D'autres sont inquiets pour les mois à venir.

Une augmentation de quelques euros 

Le retour des premières neiges ne suffira pas pour oublier l'inflation, atteignant 6,2 % en octobre 2022, pour l'ensemble de l'année écoulée. Certaines stations des Alpes-Maritimes doivent augmenter le prix de leurs tarifs. "À la journée, le tarif passe de 36 à 38 euros par rapport à l'année 2021", raconte Pascal Lequenne.

À une trentaine de kilomètres, c'est le même refrain pour la station de Valberg, à Péone. "On est dans la même démarche, nos tarifs vont augmenter de 5,5 %. On passe de 33,50 à 37 euros", Olivier Borot, directeur de la station.

Mais la station veut s'adapter à son public. "Il est important de noter une différence sur notre public. Pour les moins de 16 ans, le tarif à la journée sera divisé par deux. C'est essentiel d'aller vers cette démarche, car c’est notre station est très familiale", évoque le directeur. 

Pour Isola 2000, une hausse de deux euros sera appliquée. "Mais cela n'est pas exclusivement lié à la crise énergétique, mais aussi au coût de la vie", ajoute Virginie Tumorticchi, directrice de l'Office de tourisme d'Isola.  

Notre clientèle est fidèle et, malgré les évènements, elle sera au rendez-vous.

Pascal Lequenne

Directeur de l'Office du tourisme d'Auron

Du côté de l'hôtellerie, chez certains, pour éviter l'augmentation des prix, c'est la pédagogie qui est adoptée. "Je vais installer dans les chambres des plaquettes où il sera demandé aux clients de faire attention à leur consommation d'énergie", détaille Christine Bailly, directrice de l'hôtel Blanche Neige près de la station de Valberg.

Son personnel sera aussi formé pour être vigilant aux lumières oubliées ou bien à une consommation d'eau excessive.

Une inquiétude chez les restaurateurs  

La pente ne sera pas aussi agréable à descendre pour les skieurs qui se rendent dans les restaurants aux alentours des stations. "Les prix de la viande ou bien du fromage ont augmenté. Il y aura donc un impact sur la carte de mon établissement, je vais devoir m'aligner avec l'inflation", témoigne Georges Marguet, responsable du restaurant La Valette, près d'Isola 2000.

Non loin, au restaurant Le Schuss, ce n'est pas la même politique qui est appliquée. Pour Pierre-Pascal Bastanti, le directeur du restaurant, il veut au minimum toucher aux prix de sa carte. "On essaiera de trouver d’autres alternatives avec des produits plus locaux et d'encore plus favoriser le circuit court", raconte le gérant.

L'inquiétude n'est pas loin pour ce restaurateur : "On est des travailleurs saisonniers. J'espère que, cette année, les éléments resteront favorable pour cette saison." Début de réponses dans quatre semaines, pour l'ouverture des pistes. 

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