Le refuge de Grasse s'alarme des abandons d’animaux domestiques pendant l’été

Publié le Mis à jour le
Écrit par Léa Wolber

Comme chaque année au début de l’été, des centaines d’animaux domestiques sont abandonnés, faute d’organisation de la part de leurs propriétaires. Pourtant les solutions pour les faire garder, ou les emmener en voyage sont nombreuses. Le refuge de Grasse s'inquiète des abandons d’animaux.

Chaque début d’été des animaux de compagnie sont abandonnés à l’aube des départs en vacances. Leurs propriétaires peu scrupuleux n’hésitent pas, ou peu, à les laisser sur le bord de la route, faute de commodités sur leur lieu de villégiature, ou faute d’organisation.

La SPA s’inquiète de cette tendance à la hausse. Au sein du refuge de Grasse, 5 à 6 lapins en moyenne sont recueillis chaque semaine et des chatons arrivent tous les jours, malgré le manque de place.

Pour la directrice de cet établissement, Cécilia Fruleux, la situation est alarmante.

Non seulement nous manquons d’équipements pour accueillir les animaux, mais nous en arrivons également à manquer de famille d’accueil

Cécilia Fruleux, directrice du refuge de Grasse

Ces familles d’accueil se proposent de recueillir les animaux, de s’en occuper, jusqu’à ce qu’ils soient définitivement adoptés. Mais cet été, sans familles à disposition, et faute de place, le refuge de Grasse se voit contraint de refuser les chiens.

« Il faut impérativement stériliser les animaux »

Cécilia Fruleux le martèle depuis maintenant 12 ans, quand elle a pris la direction de ce refuge : « Il faut endiguer le fléau des animaux non stérilisés, c’est inconscient et dangereux de prendre ça à la légère ».

Avec d’autres associations animalières de la région, Cécilia milite pour la mise en place d’un dispositif rendant obligatoire l’identification de tous les animaux domestiques.

« Aujourd’hui, les gens achètent un animal sur un coup de folie, puis s’en débarrasse de la même façon », déplore la directrice du refuge.

Elle estime qu’il faudrait, à terme, interdire totalement la vente dans les animaleries. L’animal est vendu comme un objet, sans suivi médical. Libre à l’acheteur, ensuite, de faire le nécessaire pour identifier l’animal. Malheureusement beaucoup ne le font pas.

Le cercle vicieux des réseaux sociaux

De plus en plus d’animaux sont aujourd’hui « proposés » à l’adoption sur les réseaux sociaux.

Il y a des modes pour certaines races, c’est le cas notamment des chiens malinois, très demandés ces derniers temps. Mais une fois encore, le suivi médical est relégué au second plan, et les conséquences sont déplorables.

Sans un dressage exigeant dès le plus jeune âge, ces chiens deviennent difficilement gérables, voire dangereux pour l’homme. Les associations, souvent débordées, pâtissent de ce phénomène.

Des opérations de sensibilisation à venir

Au mois de mai dernier, pour afficher à la vue de tous l’ampleur du problème, la ville de Cagnes a mis en place un îlot de 50 lapins abandonnés. Les animaux ont ensuite été répartis entre sept associations animalières, qui recueillent chaque jour, comme le refuge de Grasse, des animaux laissés sur la voie publique.

Pour Cécilia Fruleux, le début de l’été n’est pas une période propice à la sensibilisation de la population, mais plusieurs opérations devraient être organisées à partir de la rentrée.

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