Nice : il prend six mois de prison ferme pour avoir battu un chien à mort

Publié le Mis à jour le
Écrit par Sarah Dumeau .

Le jeune SDF d'origine roumaine qui avait battu à mort un chien, dans le quartier de Gairaut, à Nice, a été condamné à six mois de prison ferme. Une décision rare, que saluent les associations qui s'étaient portées parties civiles.

"Ce petit chien devait faire 15 kilos, il s'est certainement vu mourir sans personne pour le secourir", s'indigne Cécilia Fruleux, directrice de l'association Au service des animaux 06, qui s'était portée partie civile. Elle est encore sous le coup de l'émotion après le procès qui a eu lieu le 11 juillet.

Un jeune homme d'origine roumaine a été condamné à six mois de prison ferme par le tribunal de Nice, pour avoir battu à mort Gary, un petit griffon mâle de 8 ans, le 11 juin 2022. L'affaire avait beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux.

Ce verdict rare satisfait les cinq associations qui s'étaient portées partie civile.

"C'est déjà une grande avancée. Nous, les associations de protection animale, nous avons beaucoup de mal à obtenir des condamnations à de la prison ferme", confirme Cécilia Fruleux.

Le prévenu n'a également plus le droit de détenir des animaux et même de travailler avec des bêtes. Les réquisitions du parquet - confirmées par le jugement - sont allées au-delà des demandes des parties civiles, se réjouit la directrice de l'ASA.

Servir d'exemple

Du côte de l'accusation, on juge le verdict "un peu sévère". "Je pense que le tribunal a voulu en faire un exemple pour montrer que la vie des animaux est également importante", explique Me Suzan Okar, avocate du prévenu.

Me Okar pense aussi que le fait que son client soit étranger et sans papier a pu jouer en sa défaveur. "Si les personnes en situation irrégulière commettent des infractions, elles sont punies plus sévèrement par le tribunal", assure l'avocate.

En juin 2022, alors qu'il était hébergé par une femme, ce jeune sans domicile fixe avait battu à mort le chien du compagnon de son hôte. Il l'aurait mordu, mais même son avocate admet qu'il est difficile de savoir exactement ce qu'il s'est passé, les déclarations du coupable étant peu claires.

Toujours est-il que le chien est mort "par choc traumatique", affirme Cécilia Fruleux, qui a pu échanger avec le vétérinaire ayant réalisé l'autopsie de l'animal.

Au procès, on a appris des choses terribles : le chien a été jeté de sa hauteur sur le sol, il a été balancé d'une pièce à l'autre... C'est vraiment un acte de cruauté

La directrice de l'ASA 06

Le procès devait initialement avoir lieu en juin mais il a été reporté d'un mois pour que le prévenu puisse être examiné par un psychiatre. Il a finalement été déclaré responsable de ses actes. Une décision difficile à comprendre pour Me Okar pour qui "il est évident que mon client souffre de problèmes psychiatriques".

Le jeune homme d'origine roumaine, qui a également été condamné au versement de dommages et intérêts aux différentes associations, ne fera pas appel de cette décision.

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