Mouans-Sartoux : créée il y a 40 ans, une école associative de danse risque de disparaître

L'"Espace 614" risque de ne pas survivre au coronavirus. / © H.Nicolas
L'"Espace 614" risque de ne pas survivre au coronavirus. / © H.Nicolas

Gérée par une association, l'école a fermé ses portes le 15 mars dernier et elle ne rouvrira  normalement qu'au mois de septembre. Normalement, car le manque de cotisations met en péril la pérennité de l'établissement.

Par Catherine Lioult

Pas de cotisations au troisième trimestre, pas de gala annuel de danse pour les adhérents et de nombreuses questions sans réponse. C'est en résumé, la situation d'une école de danse de Mouans-Sartoux, l'Espace 614
Les mesures sanitaires consécutives à l'épidémie de Covid-19 font craindre le pire. Depuis le 15 mars dernier, il n'y a plus de cours pour les 280 adhérents.

Nathalie Crimi est la directrice de l'Espace 614. 

A cette période là, on est d'habitude en effervescence complète, je l'appelle la ruche, parce qu'on est en préparation des galas. C'est la musique à fond, la danse à fond...


Les 12 professeurs ( dont 5 salariés) qui enseignent 15 danses au total sont au chômage partiel. Le confinement est passé par là.

Les administratrices bénévoles n'encaissent donc plus aucune ressource et elles ne savent pas comment payer les rémunérations, le loyer, ni les factures. A l'heure des comptes, il manque 18 000 euros pour assurer l'avenir de l'école.

Ce sont ces revenus, les cotisations, la billetterie des galas, les stages et les cours d'été du mois de juillet  qui nous permettent de payer nos salariés puisque tout est lissé sur 12 mois pour après attaquer au mois de septembre 


explique Maud Gourlay, présidente de l'association "Espace 614"
 

Une cagnotte pour éviter la faillite

Face à une crise financière "sans précédent", les responsables lancent une cagnotte en ligne et rappellent qu'en tant qu’association reconnue d’intérêt général, le don offre une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 66%.
Et toutes croisent les doigts pour qu'en septembre, les consignes sanitaires ( port du masque, désinfection régulière du bâtiment, distanciation sociale) ne soient plus en vigueur. La reprise serait alors compromise... même si financièrement, une solution est trouvée.

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