La cantine bio de Mouans-Sartoux fait école

© MAX PPP
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Une campagne intitulée " fais bouger ta cantine" est lancée. Elle invite citoyens et élus à se mobiliser pour le passage à une restauration collective bio, saine et locale.

Par Catherine Lioult

En France, les cantines scolaires, de maisons de retraite ou d'hôpitaux servent chaque jour 11 millions de repas, mais moins de 3% de leur contenu est issu de l'agriculture biologique, rappelle l'association Un Plus Bio, pour qui chacun doit
"agir à son niveau pour faire bouger sa cantine, c'est primordial".
L'association, créée en 2002 et présidée par Gilles Pérole, maire-adjoint à la ville de Mouans-Sartoux,  invite à signer un "manifeste en faveur d'une restauration collective bio, locale, saine et juste", mais aussi suggère des modes d'engagement pour faire avancer le sujet.

Parmi les signataires, Irina Brook

Le manifeste a déjà été signé par plusieurs dizaines de personnalités dont Guy Bedos, François Morel, Edgar Morin, la metteur en scène Irina Brook et directrice du Théâtre National de Nice, l'artiste Anselm Kiefer, l'animatrice Julie Andrieu, la patronne d'Actes Sud Françoise Nyssen, des élus comme le maire de Grenoble Eric Piolle.
"Et si la révolution venait des cantines?", suggère le texte, qui souligne que "manger bio et autrement, c'est un plus indéniable pour l'environnement, la santé publique, l'équité sociale et une économie durable".

A Mouans-Sartoux, le bio, c'est un engagement

"Tout le monde s'accorde sur l'importance de l'enjeu mais tout le monde dit 'c'est cher, compliqué'", déplore Gilles Pérole, président d'Un Plus Bio et adjoint au maire à Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes). Les cantines scolaires de la commune sont gérées en régie municipale, et elle sont passées en quatre ans au 100% bio "en faisant des économies et en trouvant de l'approvisionnement local".

On a les moyens en France de le faire, de trouver la marchandise, et à coûts constants, voire moindres en travaillant sur le gaspillage alimentaire. Des territoires le font


dit-il. "Il faut que les citoyens s'engagent pour faire bouger leurs élus quand ceux-ci ne bougent pas tout seuls", ajoute-t-il: "Il faut se mettre en mouvement maintenant!"
L'Assemblée nationale a adopté le 14 janvier en première lecture une proposition de loi écologiste prévoyant l'introduction dans les cantines, d'ici 2020, de 40% de produits locaux, issus de l'alimentation durable, de saison.

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