Monaco : déstabilisation de la garde rapprochée du prince Albert II, deux suspects mis en examen

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Écrit par Karen Cassuto

Deux hommes ont été mis en examen jeudi 27 octobre 2022 pour "recel d'atteintes à un système de traitement automatisé de données". Ils sont soupçonnés d'avoir participé à une opération de déstabilisation de proches du prince Albert de Monaco.

Le fond de l'affaire : des enjeux immobiliers à Monaco. Et pour cause, dans la principauté, le prix moyen du mètre carré est parmi les plus élevés au monde. 

Deux hommes ont été mis en examen à Paris pour leur rôle supposé dans une opération de déstabilisation visant quatre proches du prince Albert II de Monaco. L'information, d'abord parue dans le Journal du dimanche (JDD), a été confirmée par le parquet à l'AFP dimanche 30 octobre 2022. 

Le motif exact de cette mise en examen est le suivant : "recel d'atteintes à un système de traitement automatisé de données". Les deux hommes ont été placés sous contrôle judiciaire, a précisé le parquet à l'AFP.

Les "Dossiers du Rocher"

L'enquête préliminaire débute en novembre 2021. Il s'agit alors d'examiner une plainte de quatre hommes qui dénoncent la diffusion de vidéos, de mails confidentiels et d'articles à charge, liés à des projets immobiliers à Monaco, selon le JDD. Le site où sont diffusées ces informations se nomme : "Dossiers du Rocher"

Ces quatre plaignants sont : "Laurent Anselmi, chef de cabinet du prince Albert II, Thierry Lacoste, avocat et ami d'enfance du prince, Didier Linotte, président du Tribunal suprême de Monaco, la cour constitutionnelle locale, et Claude Palmero, expert-comptable et administrateur de biens du souverain", précise le JDD. Ils sont alors appelés : "Club des 4" ou "G4".

"Opération bien orchestrée"

Deux hommes sont ensuite interpellés ce mardi 25 octobre. Il s'agit d'un chef d'entreprise belge et d'un Monégasque qui se présente comme juriste, selon le JDD. Ils sont placés en garde à vue à la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) de la police judiciaire de Paris. 

Cette fuite de données avait été relayée par nos confrères de Mediapart au début de l'année.

Une source aurait indiqué au JDD que ces deux hommes "ne sont probablement que des seconds couteaux dans cette opération bien orchestrée". Une opération qui aurait nécessité "d'importants moyens financiers", soit plusieurs millions d'euros.

L'information judiciaire, ouverte jeudi 27 octobre, concerne également des infractions de maintien dans un système automatisé de données, des extractions frauduleuses de données informatiques et de correspondances électroniques, précise le parquet à l'AFP.

Avec AFP.

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