Une famille revient de l'enfer de Marioupol grâce à un rapatriement effectué par une société de sécurité de Menton

Laurent, Veronica et Victoria sont désormais en sécurité à Menton. Il a fallu six jours et l'aide d'une société privée pour rejoindre la France, loin de l'enfer de Marioupol et de la guerre en Ukraine.

Laurent Rossi habitait Marioupol, ville portuaire au sud-est de l'Ukraine avec sa compagne Veronika, sa belle-fille Victoria quand le théâtre a été bombardé par les Russes.  

Après deux semaines et demi à vivre dans un bunker avec 60 personnes, après avoir senti le souffle de l'explosion, il a pris la décision de quitter sous les bombes une commune aujourd'hui détruite à 90%. Sa voiture était en état de marche, le 17 mars, il a décidé de rejoindre son pays d'origine, la France et son département, la Côte d'Azur.

C'était compliqué, très dangereux, on savait à l'avance que cela ne serait pas facile.

Laurent Rossi

Une aide logistique

Et pour passer les check-points, pour rejoindre Bucarest en Roumanie via la Moldavie et prendre un avion jusqu'à Paris, il a fallu six jours au total, et de l'aide sur place, pilotée à distance de Menton. 

Fondée en 2007, la société Algiz Security explique sur son site que "sa mission, c'est surveiller en continu l’évolution de l’environnement de sécurité, des équipements, des tactiques et techniques pour fournir des solutions adaptées à toutes les circonstances".

En pratique, Altiz a un véritable réseau dans le monde et particulièrement en Ukraine. 

La société dispose d'informations de source officielle et non officielle en temps réel avec des ONG, des militaires qui permettent d'organiser des opérations de secours, ou d'exfiltration d'un pays. Pour Laurent et sa famille par exemple, il a fallu une cinquantaine d'agents.

On a aussi des dispositifs technologiques, avec des applications de géolocalisation pour nos agents et nos clients, qui nous permettent d'adapter la mission. C'est une guerre, on a parfois une fenêtre de tir de deux trois heures pas plus !

Florent Ferrété, directeur exécutif du développement commercial

Rassurer des clients en grande détresse, s'adapter à  des stations d'essence qui ne sont plus approvisionnées ou à des routes coupées, sur le terrain, un seul mot, l'adaptation, mais non l'improvisation. A chaque point de rendez-vous, un chauffeur les attendait.

Vers une nouvelle vie

Quitter le pays en guerre a un prix quand on fait appel à une société privée, qui va de 5 000 à 50 000 euros. La facture est généralement acquittée par des associations ou des ONG.

Depuis le début du conflit, 250 familles auraient fait appel à Algiz.

Pour Laurent, Veronika et sa fille, les bombes ne sont plus le quotidien. Mais les parents et la sœur de la jeune femme sont restés en Ukraine ce qui constitue une grosse source d'inquiétude. 

Laurent de son côté, a ouvert un groupe d'entraide sur Facebook. Il souhaite aider à son niveau en lançant une cagnotte les Ukrainiens qui sont toujours dans le pays en guerre, à 3 000 kilomètres de Menton. 

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