VIDÉO. À Menton, le militant de l'aide aux migrants Cédric Herrou chahute Fabrice Leggeri, candidat du RN aux élections européennes

L'ancien directeur de l'agence Frontex, numéro 3 sur la liste du Rassemblement national aux élections européennes, a eu droit à de vertes invectives lors de sa visite au poste frontière de Menton sur le thème de la question migratoire.

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"Assassin !" Sous le soleil de Menton, Cédric Herrou ne mâche pas ses mots ce 19 février.

Le militant de la vallée de la Roya, engagé dans l'aide aux migrants, est descendu sur le littoral pour réserver un comité d'accueil à la délégation du Rassemblement national en visite au poste frontière Saint-Ludovic. Le président du parti Jordan Bardella, mais aussi et surtout l'ancien directeur de l'agence européenne de garde-frontières Frontex, Fabrice Leggeri, qui a récemment rejoint la liste du RN pour les prochaines élections européennes.

Pour moi c'est un assassin. C'est une personne qui a organisé des noyades en Méditerranée avec de l'argent public.

Cédric Herrou

Après ces propos, le Rassemblement national, par la voix de son président Jordan Bardella, a annoncé déposer plainte contre le militant.

Séparé de Cédric Herrou et du petit groupe de militants qui l'accompagnait par un cordon d'une dizaine de policiers, Jordan Bardella a répliqué de façon acerbe aux micros des journalistes :

Ils (les militants, NDLR) participent, aux côtés des ONG et aux côtés des mafias de passeurs, comme beaucoup le font en mer Méditerranée, à un trafic d'êtres humains.

Jordan Bardella, président du Rassemblement national

Fabrice Leggeri participait à son premier déplacement sur le terrain depuis l'annonce de son engagement en 3ᵉ position sur la liste du Rassemblement national pour les élections européennes.

Ce haut fonctionnaire a dirigé l'agence Frontex entre 2015 et 2022. "Je peux témoigner, parce que j'ai été un acteur au cœur du système, que les outils comme Frontex, destinés à renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l'Union Européenne, ont été dévoyés par la Commission pour devenir une espèce de super-ONG dirigée par les officiers des droits fondamentaux", a-t-il argumenté.

Par cette visite à Menton, ville érigée en symbole de la problématique migratoire, le Rassemblement national entendait plaider pour "une reprise en main par la France et par les pays d'Europe de leur politique d'immigration".

Le leitmotiv du parti à quatre mois des élections européennes prévues le 9 juin prochain.