161 heures et 47 minutes : le record de la traversée des Alpes entre Thonon et Nice battu par un trailer de la Marne

Romain Sothys a traversé les Alpes via le GR5 en moins d'une semaine. / © Romain Sothys
Romain Sothys a traversé les Alpes via le GR5 en moins d'une semaine. / © Romain Sothys

Romain Sophys, enseignant dans la Marne de 39 ans, a relié Thonon-les-Bains à Nice en 161 heures et 47 minutes :  620 kilomètres au total parcourus en moins d'une semaine, pour une arrivée dans la cité des Anges ce lundi au petit matin

Par Catherine Lioult

Qand on lui demande comment il a vécu cette aventure, Romain Sophys, professeur des écoles dans la Marne, est encore tout excité :
 

C'était un condensé de vie avec des hauts et des bas... J'ai vécu plein de choses...


Imaginez : ce sportif de 39 ans détenteur en 2018 de la traversée des Vosges, est arrivé au milieu de la nuit ce lundi matin à Nice après 161 heures et 47 minutes de marche, soit une traversée des Alpes de 620 kilomètres via 60 cols, avec 40 000 mètres de dénivelé positif ! 
Une sacrée performance, qui pulvérise le record établi il y a trois ans par Pascal Blanc ( 172 heures et 35 minutes en 2015).
 
Un parcours de 620 kilomètres et 40 000 mètres de dénivelé pour rallier Thonon-les-Bains (74) à Nice (06). / © Romain Sophys
Un parcours de 620 kilomètres et 40 000 mètres de dénivelé pour rallier Thonon-les-Bains (74) à Nice (06). / © Romain Sophys
 

Un départ le 22 juillet à Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie


Marié, père de deux enfants de 8 et 10 ans, Romain Sophys a respecté son défi : marcher depuis le 22 juillet à 9 heures du matin encore et encore, à raison de 20 heures par jour, dormir un minimum, à peine plus de deux heures de sommeil. 
Le sportif était entraîné, depuis le mois de janvier, il parcourrait au moins 100 kilomètres chaque semaine.
Romain Sophys entouré de ses enfants, sa femme et des amis coureurs qui composeront son assistance sur le parcours. / © Romain Sophys
Romain Sophys entouré de ses enfants, sa femme et des amis coureurs qui composeront son assistance sur le parcours. / © Romain Sophys

Pour traverser les Alpes, il a fallu braver une météo aléatoire et la canicule du début du parcours a contrairement aux idées reçues plutôt aidé : le terrain sec, ça aide, explique t-il au téléphone, on a moins de petits bobos ! Mais cela m'a fait ralentir, on a tellement chaud qu'on n'arrive pas à manger, la chaleur, ça fait ralentir !
 

Un défi énorme !


Relier la Haute-Savoie à la Côte d'Azur, c'est énorme ! 
Il a du affronter la canicule, puis la pluie. / © Romain Sothys
Il a du affronter la canicule, puis la pluie. / © Romain Sothys

Romain Sophys ne boude pas son plaisir. Il compte bien profiter de sa performance en se remémorant toutes les étapes de son parcours. Un prochain défi ? Il y en aura sans doute, mais rien n'est fixé pour l'instant.

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