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5 ans de prison avec sursis requis contre le bijoutier niçois

“J'avais peur de mourir, j'ai tiré instinctivement” : le bijoutier niçois s'explique. / © Olivier Theron
“J'avais peur de mourir, j'ai tiré instinctivement” : le bijoutier niçois s'explique. / © Olivier Theron

L'avocate générale Caroline Chassain, a requis 5 ans de prison avec sursis contre le bijoutier niçois Stéphane Turk qui avait tué un braqueur, ainsi que 5 ans d'interdicion de port d'arme. Le verdict est attendu, ce mercredi 31 mai, dans la soirée.

Par POC avec AFP

Tout en écartant la thèse de la légitime défense, l'avocate générale a reconnu jeudi 31 mai des "circonstances atténuantes" au bijoutier niçois Stéphane Turk, jugé pour avoir, en 1013, tué son voleur qui prenait la fuite, et a requis à son encontre 5 ans de prison avec sursis.

"On a beaucoup dit que c'était le procès de la légitime défense, ce n'est pas vrai (...), il n'y a pas d'autre solution que d'écarter la légitime défense", a déclaré au cours de son réquisitoire l'avocate générale Carole Chassain.
Elle a toutefois estimé que le vol avec violence dont venait d'être victime l'accusé constituait "une circonstance atténuante" : "Ce n'est pas un meurtre de sang froid", a-t-elle pointé, réclamant à l'encontre du bijoutier une "peine symbole".

La magistrate a également énuméré les preuves, à ses yeux, de l'intention homicide de l'accusé, qui encourt 30 ans de réclusion criminelle et comparaît libre devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes :
  • le choix d'une arme létale, de calibre 7.65, alors qu'il avait aussi à sa disposition un pistolet Gomme Cogne, qui lance des balles de caoutchouc
  • la posture de tir, le fait qu'il connaissait bien les armes
  • le fait qu'il ait ajusté sa visée pour éviter une balle perdue.

L'avocat de l'accusé, Me Djendel Yassen a de nouveau plaidé la légitime défense, rappelant que Stéphane Turk, 72 ans, né au Liban et arrivé en France en 1983 pour fuir la guerre civile, n'avait "ni la vie, ni le passé d'un criminel".
Le bijoutier a "déjà été puni" dans cette affaire, a aussi argué son avocat: "Il a été frappé, il a perdu son magasin, été banni de Nice, et il attend de votre juridiction que vous mettiez un point final à ce cauchemar".

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