Chants et banderoles homophobes lors du match OGC Nice - OM : les réactions

Des banderoles ont été déployées dans le stade de l'Allianz Riviera lors du match OGC Nice- OM mercredi soir. / © Valéry Hache - AFP
Des banderoles ont été déployées dans le stade de l'Allianz Riviera lors du match OGC Nice- OM mercredi soir. / © Valéry Hache - AFP

Mercredi soir, l'OM l'a emporté à Nice dans une ambiance délétère : 2-1. Une 3e journée perturbée par des incidents, des banderoles et des chants homophobes au sein du stade de l'Allianz Riviera. Le match a été arrêté pendant 12 minutes. Une réunion à la LFP aura lieu le 5 septembre.

Par AM avec AFP.

A chaque match, son lot de chants et de banderoles homophobes. La rencontre de mercredi soir Nice - Marseille n'a pas échappé à ce "rituel" provocant et insultant. L' OM a remporté sa première victoire de la saison à Nice 2 à 1. Un match marqué par une ambiance homophobe. La présidente de la Ligue de football professionnel, Nathalie Boy de la Tour, a réagi ce jeudi 29 août sur franceinfo : 

Le 5 septembre, je réunis à la Ligue des associations de lutte contre l’homophobie, l’association nationale des supporters et quelques autres associations de supporters de façon à ce que nous puissions débattre tous ensemble.

La présidente était à Nice pour la rencontre entre l'OGC Nice et l'OM. Elle était donc aux premières loges pour assister aux banderoles déployées en tribune Populaire Sud.

Atmosphère électrique 


D'une atmosphère déjà électrique dès avant la rencontre, comme lors du bain de foule pris devant la Tribune Populaire sud par Robert Ratcliffe, représentant du groupe Ineos nouveau propriétaire de l'OGC Nice, l'ambiance a vite dégénéré chez les ultras niçois.
 

Banderoles provocatrices


Cette 3e journée a été perturbée par des incidents dus à des chants homophobes et des banderoles tendancieuses, très provocatrices à l'encontre de la LFP. Ce qui a conduit à une suspension de la rencontre pendant 12 minutes par l'arbitre Clément Turpin pour faire taire ces chants homophobes.
"Les Marseillais c'est des pé..." suivi de "la ligue on t'enc..." Des "chants" qui ont retenti au moment même où la commission de discipline de la Ligue de football professionnel se réunissait à Paris pour juger 18 cas de chants ou banderoles homophobes dans les tribunes des championnats professionnels, la L1 et la L2.

"Bienvenue au groupe Ineos"


Dans les tribunes, certains Twittos filment les banderoles : "Bienvenue au groupe Ineos : à Nice aussi on aime la pédale". Une référence au rachat du groupe britannique qui possède déjà l'équipe Sky, vainqueur du Tour de France. Certains spectateurs demandent des "sanctions sévères" et en appellent à Marlène Schiappa... qui répond sur Twitter : 
Pour certains twittos, il fallait y voir de l'humour : 
Un peu plus tard, une autre banderole sur laquelle on pouvait lire : "LFP/Instance : des parcages pleins pour des stades plus gay", gay écrit en lettres arc-en-ciel. Il s'agissait là encore d'une provocation contre les multiples interdictions de déplacement régulièrement prononcées par les autorités. En fin de match, la tribune niçoise a sorti une troisième banderole encourageant à supporter l'OM, "un club LGBT, pour lutter contre l'homophobie".
 

Déferlante de tweets


Une ambiance délétère qui s'est poursuivie sur les réseaux sociaux sous le #OGCNOM avec une déferlante de tweets à l'encontre de la secrétaire d'état pour l'égalité hommes-femmes et la lutte contre les discriminations ainsi que la ministre des sports : 
Après cet arrêt, les Niçois ont eu beaucoup de mal à revenir dans la partie. Au contraire de Marseille. Voici la réaction de l'entraîneur de l'OGC Nice, Patrick Vieira, au sujet de l'interruption du match : "ce sont des choses inacceptables" : 
Pour les supporters, la situation est vue comme le début de la fin d'une certaine ambiance au stade :
Un supporter s'insurge et s'interroge : "Plus d'alcool, plus de banderoles, plus de signes manifestes d'appartenance à un club, plus d'insultes et maintenant plus d'humour. Il nous reste quoi ?"
Avec la Corée du Nord en modèle pour les supporters de football : 
Pour les joueurs "ça casse le rythme", "ça nous refroidit". L'entraîneur explique que c'était  "un match compliqué". Vieira aurait voulu avoir plus de temps pour  "aller voir les supporters pour essayer d'enlever ces banderoles".
Une interruption de match prévisible puisque l'arbitre de Monaco-Nîmes dimanche dernier avait prévenu qu'il pourrait suspendre le match.
 Prochaine rencontre de l'OGC Nice à Rennes ce dimanche 1er septembre à 15h. Avec une incertitude, les éventuelles sanctions de la Ligue de football professionnel. 
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Expédition au large de l'Amazone

Les + Lus