Crash de la caravelle Ajaccio-Nice : 51 ans après, le président Macron demande la levée du secret défense

11 septembre 1968, le crash de la caravelle Ajaccio-Nice avait fait 95 victimes,. Ce 10 septembre 2019, l'Elysée demande à la ministre des armées la déclassification de certains documents classés secret-défense. Les familles des victimes ont enfin l'espoir de connaître toute la vérité.
Extrait d'un magazine de France 3 Côte d'Azur consacré à ce crash
Extrait d'un magazine de France 3 Côte d'Azur consacré à ce crash © INA
Le courrier est signé du directeur de cabinet du président de la République Emmanuel Macron et elle est adressée à Mathieu Paoli, président de l'association des familles de victimes.
51 ans plus tard, l'espoir de connaître enfin la vérité semble possible.


Vers la levée du secret défense


Le 11 septembre 1968, une caravelle effectuant le trajet Ajaccio-Nice s'abîme au large d'Antibes faisant 95 morts, dont 13 enfants et 6 membres d'équipage. La version officielle ? Un incendie  d'origine inexpliquée survenu derrière la cabine. L'enquête conclut donc à n non lieu. Mais il apparaît que ce jour-là,  il y avait des exercices militaires et il y aurait eu un tir de missile. Les familles n'ont jamais cru à la thèse de l'accident d'autant qu'il y a des témoins.
 
L'enquête a été rouverte, mais le juge d'instruction se heurte à des documents classés par l'armée secret défense. Des documents essentiels pour la manifestation de la vérité qui pourraient être déclassifiés.

Dans le courrier de l'Elysée,  il est précisé que 

le ministère des armées, parfaitement conscient de la douleur des familles et de la nécessité de faire toute la lumière sur cette affaire, contribue à soutenir la démarche d'éclaircissement des causes de cet accident aérien et répond aux requêtes de justice qui lui sont adressées.


Plus loin, il est indiqué que 

Le président de la République a demandé à madame Parly, ministre des armées, de saisir la commission de la défense nationale, dès lors que certains des documents demandés seraient classifiés.

Rappel des faits avec H.Migout, C.Fazi, et J.Juvigny :
Dernière précision : à la veille des commémorations qui ont lieu à la date anniversaire à la fois en Corse et sur le continent, il avait été demandé aux représentants de l'Etat d'être présents. 



 
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