Élections européennes 2024. Quand Bruxelles s'intéresse au bio et aux collectivités locales des Alpes-Maritimes

Structure tentaculaire, le Conseil de l'Europe influe sur notre quotidien sans que l'on s'en rende vraiment compte. France 3 vous propose, de tenter, de décrypter ses normes aux contraintes et avantages qui s'appliquent aux entreprises, aux artisans et aux producteurs de la Côte d'Azur.

L'argent alloué par l'Europe. Et, plus particulièrement, par deux exemples concrets, ce à quoi peuvent servir les subsides de Bruxelles.

Les aides financières de l'Europe profitent à de nombreux secteurs. Elles peuvent également faciliter à la reconversion d'individus.

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Des aides européennes pour les personnes

C'est ce qui s'est passé pour Nicolas Lassauque.

Docteur en chimie, il a travaillé durant de nombreuses années pour de grands groupes aux États-Unis et en Allemagne. Puis, un jour, il décide de tout plaquer et de se lancer... dans l'agriculture biologique : "Ça a été un changement de vie, totalement radical ! Concrètement, dans les faits, je travaille trois fois plus et je gagne trois fois moins ! Mais finalement, je suis peut-être... trois fois mieux !".

Depuis 8 ans, cet ancien ingénieur est établi à Carros. Afin de pratiquer son activité agricole, la mairie lui loue un hectare de terre à un prix très intéressant.

Ce sont les cinq premières années qui sont cruciales. Si on les passe, normalement on réussit ! Cette aide de l'Europe ça a été primordial pour mon exploitation.

Nicolas Lassauque, maraîcher Bio

Par ailleurs, l'Europe, qui encourage ce type d'installation pour les jeunes agriculteurs, lui a octroyé 17 000 euros.

Un vrai coup de pouce et bien plus que cela comme il nous l'explique :" Je pense que pour toute jeune entreprise, ce sont les cinq premières années qui sont cruciales. Et, si l'on arrive à passer ce cap, normalement on réussit ! Et vraiment, cette aide de l'Europe vaut vraiment le coup pour tenter d'y parvenir. Moi, ça a été primordial pour mon exploitation."

Aujourd'hui, l'exploitation de ce néoagriculteur est rentable. Ses produits se vendent correctement et l'Europe lui verse, chaque année, 2 000 euros.

Concrètement, dans les faits, je travaille trois fois plus et je gagne trois fois moins ! Mais au final, je suis peut-être... trois fois mieux !

Nicolas Lassauque - Maraîcher Bio

Un accompagnement que bien évidemment il apprécie, même s’il s'interroge sur le mode d'attribution et de répartition de ces aides : "On reste sur un système à l'hectare et plus on est gros plus on touche d'aide. Donc finalement, il faudrait plus voir ce que l'on produit et qu'est-ce qu'on utilise pour le produire ! Il y a des chiffres que j'aime bien rappeler. Avant-guerre, on mettait une calorie d'énergie dans un champ, du travail humain ou cheval, et on en sortait deux ! Aujourd'hui, il en faut 7 pour en sortir un avec nos systèmes agro-industriels ! En bio, nous arrivons à être positifs au niveau de l'énergie ! Et ça, ce n’est pas du tout reconnu au niveau des aides de la PAC. Je pense, vraiment, que ça devrait l'être si l'on veut avoir une agriculture respectueuse de l'environnement. Pas toujours facile d'avoir du poids et d'être entendu lorsque l'on est une petite structure."

Des aides européennes pour les collectivités

Les collectivités, elles, ont bien compris les données de cette équation ! Ainsi, s'organisent-elles et se regroupent-elles pour avoir l'oreille de l'Europe, capter des fonds et financer leurs projets.

À Nice, par exemple, le projet du tramway a bénéficié de crédits et de fonds européens à hauteur de 6,54 millions d'euros de subventions pour les rames, les nouvelles gares et les parkings.

Une véritable manne qu'il faut savoir cueillir. C'est ainsi, que dans un de ces immeubles, 15 personnes de la métropole travaillent, à plein temps, pour décrocher ces subsides européens.

C'est ainsi que ces 15 personnes ont réussi à décrocher une enveloppe d'environ 10 millions d'euros, dont la moitié est destinée aux quartiers de la ville dits prioritaire, comme nous l'explique Nicolas Reynard, le Directeur du service "Europe - Financements extérieurs" de la Métropole Nice Côte d'Azur : 

Aujourd’hui, les collectivités locales ne peuvent plus se passer de cet argent dans le contexte de raréfactions des finances publiques. Nous avons réussi à obtenir 37 millions d'euros sur les 7 dernières années.

Nicolas Reynard - Directeur du service "Europe - Financements extérieurs" Métropole Nice-Côte-d'Azur

Transport, Culture, social, environnement, les fonds européens participent, sans que nous nous en rendions compte, à notre quotidien. À l'échelle régionale, de 2014 à 2020, ce sont 4,6 milliards d'euros qui ont été collectés et investis.

> Sur ce thème L'Europe au quotidien, voyez notre magazine spécial élections européennes Enquêtes de régions sur Francetv.fr 

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