Eric Ciotti "rêve d'une union des électeurs de droite derrière LR"

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Écrit par Gregory Bustori .

A moins d’un mois de l'élection à la présidence du parti Les Républicains, le candidat et député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, s’est livré au micro de franceinfo ce mardi 8 novembre. Extraits.

Plus qu'une union des droites, le candidat à la présidence du parti Les Républicains Eric Ciotti "rêve d'une union des électeurs de droite derrière LR".

Invité de franceinfo ce mardi, le député des Alpes-Maritimes défend "une ligne d'indépendance vis-à-vis du pouvoir, du Rassemblement national" mais aussi d'Eric Zemmour, qu'il avait dit "préférer" à Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. "Ce serait s'allier avec des personnes qui veulent notre disparition" poursuit-il.  

Questionné sur les alliances qui ont récemment porté la droite et l'extrême-droite au pouvoir en Suède, en Italie ou encore en Israël, Éric Ciotti estime que "LR doit d'abord pleinement redevenir de droite et faire revenir les électeurs qui l'ont quitté que ce soit vers Marine Le Pen ou vers Emmanuel Macron".

Nous sommes les seuls à offrir une alternative entre l'échec macronien et le débat Mélenchon-Le Pen. Seul LR peut éviter la triste perspective de monsieur Mélenchon face à Madame Le Pen en 2027. C'est cette troisième voie que je veux proposer aux Français à la tête des Républicains.

Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes

Pour attirer ces électeurs partis vers d'autres formations politiques, Éric Ciotti souhaite "un positionnement clair".

 

 

"Pas d'ambiguïté, pas d'eau tiède, il faut dire les choses. Parler sans tabou de perte d'autorité. Il faut restaurer l'ordre républicain, combattre le chaos migratoire, donner de la liberté à ceux qui travaillent, installer un écart entre le travail et l'assistanat, et défendre notre identité." explique celui qui est arrivé en seconde position lors de l'élection à la primaire des LP pour les dernières élections présidentielles de 2022.

Une ligne identitaire ?

A Xavier Bertrand qui ne veut pas d'une droite identitaire, il répond qu'être identitaire "ça veut simplement dire aimer la France, son histoire et qu'on ne vienne pas nous imposer demain une culture pas conforme à celle dont on a hérité".

"Défendre son identité, c’est simplement aimer la France, aimer son histoire", affirme Eric Ciotti  député LR des Alpes-Maritimes et candidat à la présidence des Républicains, sur franceinfo ce mardi. Il veut "un positionnement clair" et qu'il n'y ait pas de "tabou" en prenant "en compte les attentes des Français". "Il y a une attente de droite aujourd’hui", assure-t-il.  

85.000 adhérents

L'élection du président des Républicains aura lieu les week-end des 3 et 10 décembre prochains.

Aurélien Pradié, Éric Ciotti et Bruno Retailleau sont candidats. Pour le premier tour, ils seront auditionnés le 26 novembre, avant un vote des militants les 3 et 4 décembre. 

Comme l'explique franceinfo, le parti - anciennement UMP - compte désormais quelque 85.000 adhérents, une recrudescence des inscriptions ayant été enregistrée ces derniers jours. La fédération des Alpes-Maritimes est quant à elle l'une des plus puissantes du pays.

La seule alternative face à l'extrême droite ?

Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes et candidat à la présidence des Républicains, dit sur franceinfo ce mardi défendre "une ligne d’indépendance vis-à-vis du pouvoir, du RN" mais aussi vis-à-vis d'Eric Zemmour. 

Jordan Bardella qui a pris la tête du Rassemblement national "n'a jamais dérapé" mais "on a des positionnements qui sont naturellement différents". Les Républicains sont "la seule alternative" affirme le natif de Nice.

"La France ne doit pas accueillir" les bateaux de migrants qui cherchent un port pour accoster, lance ce mardi sur franceinfo, Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes et candidat à la présidence des Républicains.  

"Ces bateaux doivent accoster sur leur port de départ, en Libye ou en Tunisie", solution, selon lui, pour stopper le "commerce des passeurs". Le discours ciottiste semble bien établi, reste à savoir s'il parviendra à convaincre les militants appelés aux urnes dans quelques semaines.

 

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