• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

Des familles de victimes de l'attentat de Nice demandent l'audition de Christian Estrosi

Des fleurs déposées en hommage aux victimes trois jours après l'attentat du 14 juillet 2016. / © Valery HACHE / AFP
Des fleurs déposées en hommage aux victimes trois jours après l'attentat du 14 juillet 2016. / © Valery HACHE / AFP

Plusieurs familles de victimes de l'attentat qui a eu lieu le 14 juillet 2016 à Nice demandent l'audition de Christian Estrosi et de Philippe Pradal, respectivement premier adjoint et maire à l'époque des faits. Elles veulent des réponses sur la sécurisation des lieux.

Par Laurent Verdi

Est-ce que tout a été fait pour sécuriser l'événement du 14 juillet sur la promenade des Anglais à Nice ? Cette question reste sans réponse pour plusieurs familles de victimes. 

Elles demandent, via leur avocat, Me Fabien Rajon, l'audition de Christian Estrosi et de Philippe Pradal, respectivement premier adjoint et maire à l'époque des faits. Cette demande a été faite suite à l'ouverture d'une information judiciaire sur de possibles failles sur la sécurité.

"Évidemment nous faisons la part des choses, nous savons que l'acte principal est un acte opéré par un terroriste islamiste. Pour autant, nous souhaitons que toute la lumière soit faite sur les conditions d'organisation de ce 14 juillet 2016", détaille Me Fabien Rajon à nos confrères de BFMTV.
 

Une évaluation déjà effectuée


Le ministre de l'intérieur de l'époque, Bernard Cazeneuve, avait demandé en septembre 2016 une "évaluation technique du dispositif de sécurité et d'ordre public".

Les conclusions de l'enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) aboutissent par la suite à un constat : selon la police des polices le dispositif de sécurité "n'était pas sous-dimensionné".
 

86 morts et plus de 400 blessés


Le soir du 14 juillet, un homme fonce sur la foule en train de regarder le feu d'artifice. 86 personnes sont tuées et plus de 400 autres blessées suite à cette action revendiquée par le groupe terroriste islamiste Daesh.

Un peu moins de deux ans après les faits, le 5 avril 2018, deux juges d'instructions ont été nommés par le tribunal de Nice afin de faire toute la lumière sur d'éventuelles failles dans le dispositif de sécurité.

Leur mission s'annonce longue et délicate, ils devront répondre aux nombreuses attentes des familles de victimes et de tous ceux qui se demandent encore comment un camion a pu pénétrer ce soir-là dans un lieu interdit à la circulation.
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les évacués de la rue d'Aubagne

Les + Lus