Franck, l'homme qui a tenté d'arrêter l'auteur de l'attentat de Nice a tenté de se suicider, il se sent coupable

Publié le Mis à jour le
Écrit par Anne Le Hars .

Les agents du RAID sont intervenus en fin de matinée ce jeudi 10 octobre à Nice. Un homme s'était retranché chez lui menaçant de mettre fin à ses jours. Cet homme, n'est autre que Franck l'homme "dit le héros au scooter" qui lors de l'attentat du 14 juillet 2016 avait tenté de stopper le terroriste.

Les agents du service d'élite de la police nationale, le Raid, étaient déployés à l'ouest de Nice ce jeudi 10 octobre à la mi-journée. 

Policiers, sapeurs-pompiers étaient déjà sur place Chemin de la Batterie russe suite à un appel de détresse. Un homme retranché chez lui menaçait de mettre fin à ses jours. 



Selon le préfet des Alpes-Maritimes et Christian Estrosi, "il s'agit de Franck, l'homme qui a tenté d'arrêter le tueur de Nice en scooter. En effet, depuis quelques jours il était en détresse psychologique.

Il porte le poids de la culpabilité car estime ne pas avoir sauvé assez de vies le soir du drame" selon eux.

Le secteur a d'abord été bouclé par la police, les agents ne sachant pas si l'homme était armé. Ce n'était pas le cas. L'immeuble a été évacué, gaz et électricité coupé vers 13h30 par principe de précaution.



"Le contact avec lui a d'abord été difficile" a précisé le maire de Nice venu sur place. Avec le préfet, les deux hommes ont réussi à le raisonner alors qu'il était retranché chez lui.  Dangereux pour lui même, voire pour l'entourage, le dispositif de sécurisation et d'intervention a été important.



Il a été transporté à l'hôpital Pasteur à Nice pour un premier contrôle et un accompagnement.

 



"C'est un héros. Derrière tout cela, il y a une fragilité... Il mérite une reconnaissance exceptionnelle", Christian Estrosi ce jour.

Pour lui, cet "homme a sauvé des dizaines de vies ce soir de juillet... Il est une victime non comptabilisée de l'attentat. Peut être une des plus importantes, victimes."



En 2016, Franck nous déclarait quelques jours après le drame du 14 juillet



"Il m'a doublé à fond. Il roulait sur le trottoir. J'ai en tête les images des corps qui volaient de partout. J'ai tout de suite compris. (...) Ma femme, derrière moi, me tirait le bras et me demandait où j'allais. Je me suis arrêté. Je lui ai dit : dégage ! Et j'ai accéléré à fond", affirmait alors cet employé de l'aéroport de Nice qui, arrivé en retard au feu d'artifice, était venu sur la Promenade manger une glace avec sa femme.



► Son récit complet au micro de nos confrères de France 2 en juillet 2016 :

Témoignage de Franck qui a tenté d'arrêter le camion à Nice

 
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