Journée européenne des victimes : deux associations mobilisées à Grasse et Nice

La journée européenne des victimes est l'occasion d'attirer l'attention sur la situation des personnes victimes et l'aide dont elles peuvent avoir besoin. Trop souvent, elles ne sont pas suffisamment informées de leurs droits et des moyens mis à leur disposition. 
Le bureau d'aide aux victimes déplacé pour l'occasion au Palais de justice de Nice - 21.02.20
Le bureau d'aide aux victimes déplacé pour l'occasion au Palais de justice de Nice - 21.02.20 © FTV
Initiée par la Suède en 1989, la Journée européenne des victimes se tient tous les 22 février.  En France, l’organisateur est France Victimes, créé en 1986, il fédère 132 associations sur le territoire. 

À cette occasion, le ministère de la Justice organise des journées "portes ouvertes", au sein des bureaux d'aide aux victimes. À Nice, le bureau s'est déplacé dans le hall du palais de justice, vendredi 21 février, afin de sensibiliser sur ses actions. 
 

Droits méconnus


Pour les juristes de l'association Montjoye - une association qui accompagne les victimes dans la région - c'est l'occasion "d'être plus visibles afin d'être mieux connus". Les coordonnées des associations apparaissent sur chaque dépôt de plainte mais ce n'est pas suffisant. En effet, bien souvent les victimes n'ont pas connaissance de leurs droits et ne se dirigent pas vers ces organismes. 
 
Dans la région, deux associations prennent en charge les victimes : Harjès sur Grasse et Montjoye sur Nice. Elles tiennent des permanences tout au long de la semaine, dans les commissariats et les maisons de justice. 
 

Dans les commissariats de police, les personnes ne savent pas comment faire, elles passent par nos bureaux. On peut alors accompagner la victime pour le dépôt de plainte et pour faire les démarches, explique Jasmin Bensidhom, juriste service aide aux victimes. 


En 2019, Motjoye a reçu 2070 victimes, un quart d'entre elles n'avait pas porté plainte. 


Indemnisations possibles


Un autre volet moins connu de l'aide aux victimes, c'est l'aide que peut apporter la commission d'indemnisation des victimes d'infractions, la CIVI mise en place par l'Etat. Elle s'adresse aux victimes directes d'une infraction. "Le fonds de garantie peut être saisi par une victime qui perçoit des dommages et intérêts. Dans ce cadre, ce fonds permet d’avancer une partie de cette somme", précise Mar Jean-Talon, président du tribunal judiciaire de Nice. 

L'accompagnement proposé par ces associations est à la fois social et psychologique. Outre les dispositifs mis en place, un numéro est également accessible 7 jours sur 7 : le 116 006.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société vie associative famille