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La radicalisation à l'école

Longtemps l'education nationale a nié les problèmes mais depuis les attentats la situation a changé. Il faut dire qu'il y a urgence. Le département des Alpes-Maritimes est parmi les plus touchés par le phénomène islamiste. Dans l'académie de Nice, un référent radicalisation a même été nommé. 
Longtemps l'éducation nationale a nié les problèmes mais depuis les attentats la situation a changé.
Longtemps l'éducation nationale a nié les problèmes mais depuis les attentats la situation a changé.
Une situation alarmante. Michel enseigne sur la côte d'azur depuis une vingtaine d'années. Les entorses à la laïcité, le communautarisme religieux menacent aujourd'hui, selon lui, l'école républicaine.

Lavage de cerveau

"Des filles qui viennent voilées et qui ont du mal à se dévoiler. Des élèves qui demandent s'ils peuvent aller prier. Il y a certains élèves qui ne veulent pas qu'on parle du prophète parce qu'on n'est pas musulman. Et en histoire, la shoah est niée dès le collège. Derrière, il y a un lavage de cerveau incidieux."

Des élèves qui demandent s'ils peuvent aller prier



600 personnes endoctrinées

Longtemps, l'éducation nationale a nié les problèmes laissant bien souvent les enseignants démunisDepuis les attentats, la situation a changé. Un sursaut bienvenue car il y a urgence. Le département des Alpes-Maritimes est parmi les plus touchés par le phénomène islamiste. Il y aurait près de 600 personnes endoctrinées majeurs et mineurs.

Proviseurs, enseignants sont désormais formés pour détecter les signes de radicalisation. Il y a 6 mois, l'académie de Nice a recruté un ancien officier de gendarmerie pour centraliser tous les signalements venus des écoles.

Une dizaine de cas par semaine

Départ dans les zones de guerre, provocations en classe, prière dans les couloirs, toutes les alertes atterrissent sur le bureau de Claudio Sanalitro. Sa tâche est immense. Depuis son arrivée en octobre 2015, il transmet à la préfecture plus d'une dizaine de cas chaque semaine. 
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