Le Bloc identitaire veut des alliances avec le Front National mais Marine Le Pen refuse

Le Bloc identitaire avait soutenu Marine Le Pen à Nice pour la Présidentielle. Il veut aujourd'hui aller plus loin. Objectif: les élections municipales en 2014. Mais Marine Le Pen n'est pas d'accord.

Par Olivier Le Creurer avec l'AFP

Les dirigeants du mouvement d'extrême droite Bloc identitaire ont annoncé samedi leur intention d'être présents aux municipales de 2014, notamment "à travers des collaborations" avec le FN au sein du Rassemblement Bleu Marine.

Objectif des identitaires: 2014


"2014 est pour nous clairement un objectif. Nous considérons que les identitaires doivent désormais passer de l'existence médiatique et politique à l'existence dans la sphère de l'action publique", a expliqué l'un des leaders du Bloc Identitaire, Philippe Vardon.

"En 2014, il y aura des élus identitaires, à travers des listes de rassemblement, d'union, d'ouverture (...) à travers des listes dans des logiques d'union des droites (...) et puis bien entendu, à travers des collaborations et des intégrations de listes structurées autour du Rassemblement Bleu Marine de Marine Le Pen", a-t-il
ajouté.

Philippe Vardon, qui dirige à Nice le mouvement Nissa Rebella, associé au Bloc identitaire, avait déjà soutenu Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle de 2012. Mais il n'avait pas obtenu, comme il l'espérait, l'investiture du FN aux législatives.

Le non de Marine Le Pen


Marine Le Pen a exclu dimanche toute alliance électorale entre le Front national et le Bloc identitaire (BI), un mouvement d'extrême droite formé selon elle d'"européistes", de "régionalistes", qui "contestent le rôle fondamental de la Nation".

"Vous savez pourquoi je ne peux pas faire alliance avec le Bloc identitaire? Pour une raison simple c'est qu'ils sont européistes, (...) régionalistes, et ils contestent le rôle fondamental que j'accorde, moi, à la Nation qui est l'élément central du programme, du mouvement que je dirige", a déclaré la présidente du FN à l'émission
BFMTV Politique/RMC/Le Point.

Selon elle, il s'agit d'"une divergence de vue trop importante, sur un sujet trop fondamental, pour pouvoir envisager une alliance électorale".

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