Le préfet s'oppose à la construction d'une statue de Jeanne d'Arc à Nice, la justice lui donne tort

Le tribunal administratif de Nice a rejeté la demande de suspension du marché public effectuée par le préfet des Alpes-Maritimes début février, a-t-on appris ce lundi.

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Une statue massive en bronze de Jeanne d'Arc doit orner le parvis de l'église Sainte-Jeanne d'Arc à Nice (Alpes-Maritimes). Son coût est de 170.000 euros. Une commande de la métropole Nice Côte d'Azur passée à l'atelier d'artistes niçois Missor. Un choix qui avait fait polémique fin 2023.

L'installation de cette statue a lieu dans le cadre de la rénovation d'un parking souterrain situé devant l'église, au cœur du quartier Fuon-cauda. 

Début février, le préfet des Alpes-Maritimes a saisi le tribunal administratif de Nice pour suspendre le marché public passé entre la régie parcs d'azur et l'atelier d'artistes. La principale raison avancée par Hugues Moutouh est l'absence de mise en concurrence avec d'autres ateliers.

Pas besoin de mise en concurrence

Le tribunal administratif a rejeté, ce vendredi 23 février, la demande du préfet en expliquant que : "le marché a été régulièrement passé en suivant la procédure de l’article R.2122-3 du code de la commande publique qui permet de contracter sans publicité ni mise en concurrence pour l’acquisition ou la création d’une œuvre d’art".

Installé à Nice depuis 2020, l'Atelier Missor, fort d'une dizaine de membres, a pour spécialité la confection de figures et de bustes de personnalités historiques comme Napoléon Bonaparte, Jeanne d'Arc, Friedrich Nietzsche ou encore le psychologue canadien Jordan Peterson, classé parmi les auteurs anglo-saxons conservateurs.

Bertrand Gasiglia, maire (LR) de Tourrette-Levens, avait regretté le montant du financement accordé pour construire cette statue alors que la Métropole "n’a pas les moyens d’implanter un arrêt de bus à Tourrette-Levens pour les enfants et les familles" selon lui.

Interrogé par Nice-Matin, Fabrice Decoupigny, conseiller métropolitain d'opposition (EELV) et membre du conseil d'administration de la régie Parcs d'Azur, avait critiqué ce choix du collectif d'artistes revendiqué à droite. Il avait également demandé une consultation des habitants du quartier sur le choix des artistes.