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Nice : les studios de la Victorine fêtent leurs 100 ans

Les studios de la Victorine / © France 3 Côte d'Azur
Les studios de la Victorine / © France 3 Côte d'Azur

A l'origine c'est une propriété horticole qui appartient à un descendant du maréchal Masséna : Victor Masséna.
« Les enfants du paradis » et « Dieu créa la femme", les studios de la Victorine ont vu défiler les plus grands noms du cinéma français et américains. 
 

Par Véronique Lupo

La naissance des studios de la Victorine
Tout commence en 1919 sous le soleil de la Côte d’Azur.
2 producteurs s’associent pour acheter un terrain de 7 hectares sur les hauteurs de Nice pour ainsi créer les studios de la Victorine.
C’est dans ces conditions que le très célèbre Abel Gance vient à Nice pour tourner l’un de ces films références : La roue

A l’époque le réalisateur choisit Nice pour son climat car il souffre de la tuberculose.
2 ans après leur création, les studio de la Victorine croule sous les dettes.
Le second souffle de la Victorine vient d'un réalisateur américain de la Metro-Goldwyn-Mayer.
Rex Ingram y tourne un film qui a tout d’un blockbuster : Mare nostrum.
Un long métrage qui lance l'histoire de la Victorine.


Les enfants de la Victorine
Pendant les années 30, la Victorine poursuit son chemin avec une douzaine de films par an qui ne laisseront aucune trace dans l’histoire du 7ème art.
Pendant la guerre, les studios reprennent de la vigueur.
 
Après l’armistice, on assiste à la naissance de l’un des chefs-d’œuvre du cinéma français : Les enfants du paradis. Réalisé par Marcel Carné, ce long métrage nécessite l’utilisation de l’un des plus imposants décors du cinéma français et la venue de 2000 figurants.
A sa sortie en 1945, le film connaît un vrai succès populaire. Sur 120 longs métrages réalisés en France, 30 ont été tournés au studio de la Victorine.

De l'après-guerre à la fin des années 50
Pendant les années 50, la frénésie se prolonge. Les studios continuent d’imprimer la pellicule des plus grands réalisateurs. Alfred Hitchcock revient sur la Côte d’Azur pour réaliser « la main au collet ». La quasi-totalité du tournage se fait à l’extérieur excepté quelques raccords d’anthologie tournés à la Victorine. 

Un autre géant du 7ème art a également investi la Victorine. Jacques Tati, l’enfant terrible du cinéma français.
En 1964, « Le corniaud », est tourné à Nice, film dans lequel Bourvil et De Funès se partagent la vedette.
Dans les années 60, la Victorine roule sur les routes du succès.

Des décors d’anthologie
Que ce soit pour « la folle de Chaillot » ou « Lady L », les décors des studios de la Victorine sont utilisés, réutilisés, et recyclés. Comme les décors de Paris que les studios ont utilisés un grand nombre de fois.

Les décors étaient la vitrine des studios. Une sorte de prospectus publicitaire qui avait fait connaître la Victorine dans le monde entier.

En 1972, François Truffaut y tourne « la nuit américaine ».
Le réalisateur Niçois Georges Lautner affectionne particulièrement les studios. Avec son acteur fétiche, Jean-Paul Belmondo, il tourne 12 films sur la Côte d’Azur de 1970 à 1980.
 

De grand noms du cinéma se sont associer pour créer un comité de pilotage afin que les 11 plateaux reprennent vie.

 

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