Nice, taillé pour durer ?

"Je vous dirai à la fin de la saison si nous étions taillés pour durer" : Jean-Pierre Rivère, président de Nice, savoure cette saison, avec son club qui fait les gros titres, entre place de leader de Ligue 1 et recrue monstre avec Mario Balotelli. 

Le capitaine Paul Baysse et les niçois lors de leur victoire en Europa League à Salzbourg.
Le capitaine Paul Baysse et les niçois lors de leur victoire en Europa League à Salzbourg. © WILDBILD / AFP
Etat des lieux avant un déplacement à Metz dimanche (17h00) pour la 10e journée.

Le Leicester français ?


"Les prétendants au titre ont des budgets colossaux. Mais si nous pouvons être l'anomalie de la saison, tant mieux", s'amuse Jean-Pierre Rivère, président de Nice, qui rêve sans doute d'un coup à la Leicester, champion d'Angleterre surprise la saison passée.
"Le classement actuel est important, je ne vais pas dire le contraire", avance d'abord Rivère, avant de dribbler : "Leader, c'est quand même anecdotique. Ce n'est pas de la fausse modestie".
"Nos 23 points sont plus importants encore. Comme la qualité du jeu, le plaisir partagé avec les supporters et avec la ville qui a tant souffert cet été (attentat du 14 juillet, ndlr)", décortique encore le dirigeant. "Notre équipe est très jeune. Et je suis persuadé qu'elle progressera au fil des mois et qu'elle grandira avec Lucien Favre, un excellent entraîneur", conclut-il.

Favre, le perfectionniste


Lucien Favre s'en tient à un plan de route qui ne va jamais plus loin que le rendez-vous de la semaine à honorer. Perfectionniste, méticuleux dans ses séances de travail comme dans ses apartés, sur le terrain, balle au pied avec un de ses joueurs, titulaire ou pas, le technicien suisse répète sans cesse la nécessite du travail. 
Autre préoccupation pour le Vaudois : "anticiper les récupérations pour bénéficier d'un temps d'avance sur l'adversaire". Car il reste un espoir de qualification pour les 16e de finale de l'Europa League, épreuve qui s'ajoute à la L1.
La victoire à Salzbourg (1-0) jeudi est une étape. Favre a affiché sa satisfaction après le but victorieux en Autriche d'Alassane Plea, notant notamment le bon pressing sur le défenseur autrichien de son avant-centre titularisé en l'absence de Mario Balotelli, blessé. Mais le satisfecit s'arrête là et l'entraîneur insiste : "Il y a encore du travail, comme pour tout le monde".

Nos 23 points sont plus importants encore. Comme la qualité du jeu, le plaisir partagé avec les supporters et avec la ville qui a tant souffert cet été, explique Jean-Pierre Rivère, président de l'OGC Nice.



La peur des blessures


D'ici fin décembre, les Aiglons auront 14 matches à disputer, toutes compétitions confondues. Un rythme soutenable "à condition de ne pas avoir de blessés", martèle Favre. C'est mal parti. Balotelli, déjà forfait pour la troisième journée d'Europa League, en raison de douleurs aux adducteurs, ne devrait pas passer par la Lorraine dimanche.
Le groupe, plus qu'une équipe, sait gagner sans son "Super Mario". Mais, sans "Balo", Nice perd un point d'attraction pour les défenseurs adverses, qui peuvent alors se concentrer sur des attaquants qu'ils connaissent déjà.
A Metz, Nice devrait aussi être privé du latéral gauche brésilien Dalbert, une des révélations du début de saison, blessé jeudi dans la ville natale de Mozart.
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