L'OGC Nice chute à Naples 2 à 0

Mika Seri et les niçois sont tombés à Naples sur plus fort qu'eux. / © CARLO HERMANN / AFP
Mika Seri et les niçois sont tombés à Naples sur plus fort qu'eux. / © CARLO HERMANN / AFP

Nice, réduit à neuf et battu sèchement, s'est compliqué la tâche à Naples (2-0), mercredi, lors du match de barrage aller de la Ligue des champions.

Par AFP

Naples a puni Nice de ses erreurs défensives et de son manque de maturité pour s'imposer 2-0 mercredi en barrage aller de la Ligue des champions, que les Aiglons ont fini à neuf, et faire ainsi un grand pas vers la phase de groupes.

La qualification face à l'Ajax Amsterdam au 3e tour préliminaire était un bel exploit pour les Niçois mais mardi la marche était encore un peu plus haute, un peu trop haute sans doute.
Cette marche c'était celle de la vraie Ligue des champions, plus que celle d'un barrage. Troisième du dernier championnat d'Italie et 8e de finaliste de la dernière C1, portée par plus de 50.000 supporters au stade San Paolo, Naples est une équipe de très haut niveau et on a eu confirmation mardi qu'elle était probablement le pire adversaire possible pour les joueurs de Lucien Favre.

Ceux-ci ont tout de même trouvé le moyen d'alourdir d'eux-mêmes le bilan de leur soirée napolitaine avec une double expulsion à la 80e minute, Koziello étant sanctionné d'un rouge direct pour une faute sur Milik, alors que Plea le suivait aux vestiaires après un deuxième avertissement pour contestation.
Alors qu'il a vu une quasi-moitié d'équipe le quitter au mercato et qu'il a dû jouer ce match aller sans son duo glamour Sneijder-Balotelli, Favre se serait sans doute volontiers passé de ce handicap supplémentaire en vue du match retour mardi.

Mais Naples avait fait la différence avant, notamment grâce à son attaquant Mertens, aux jambes beaucoup trop vives pour la défense niçoise. A la 13e minute, il devançait ainsi la sortie bien mal inspirée de Cardinale pour le dribbler et ouvrir la marque. Et à la 70e minute, c'est encore lui qui était
fauché dans la surface par Jallet et obtenait ainsi un penalty, transformé par Jorginho pour le 2-0.

Saint-Maximin en vue


L'erreur initiale de Cardinale est d'autant plus regrettable que le gardien niçois a pour le reste à peu près tout bien fait, retardant longtemps le break. Il était ainsi décisif devant Callejon (15e) puis Mertens (21e) ou Insigne (42e et 67e). Les Italiens ont encore eu plusieurs occasions nettes, avec Insigne qui
touchait l'extérieur du poteau (51e) ou Souquet qui posait une tête sur sa propre barre transversale (65e).

S'ils ont globalement semblé un peu tendres pour un rendez-vous de cet ampleur, les Niçois n'ont tout de même pas été surclassés et gardent un mince espoir pour le match retour.
Pour l'entretenir, ils se souviendront de l'activité et des dribbles de Saint-Maximin, leur attaquant le plus en vue avec deux frappes dangereuses (12e et 40e), ou du tir un peu trop croisé de Koziello à la 35e après un bon travail de Jallet, titularisé pour la première fois.
Mais ils vont devoir aussi retrouver un peu de confiance avec cette nouvelle défaite, qui vient s'ajouter aux deux revers enregistrés lors des deux premières journées de Ligue 1.

Naples n'a pas ce genre de problèmes. Son championnat ne débute que samedi à Vérone face à l'Hellas et l'équipe de Maurizio Sarri est désormais idéalement placée pour rejoindre la Juventus Turin et l'AS Rome en phase de poules.
A l'échelle du football italien, ce serait presque un exploit. Sur les sept dernières saisons, le représentant de la Serie A n'a en effet survécu qu'une seule fois aux barrages.

Lucien Favre (entraîneur de Nice):


"On aurait pu éviter les deux cartons rouges mais c'est un peu sévère, je pense. C'est regrettable de terminer à neuf mais, ce qui est bien, c'est d'avoir tenu parce que, à 3-0, c'était cuit. Alors que là, il y a de l'espoir. On a bien fait de jouer avec ce système (une défense à trois, NDLR). On a fait une bonne prestation sans plus. On a concédé trop d'occasions quand même. On s'est trop fait avoir quand ils ont joué à une touche, on a eu du mal alors à serrer les lignes. C'est très bien huilé, on voit que ça joue très, très bien. Ils ont une très grande intelligence collective et leur système fonctionne très bien.

On a quand même eu deux ou trois occasions en première période. Si on en met une, ça change un peu tout. L'arrivée en bus, ça a été un peu long mais on ne va pas chercher d'excuses de ce côté-là. (Sur la sortie de Cardinale) Je vais revoir le match et on va essayer de corriger des erreurs.
Il y en a eu et pas que sur le premier but. On a du travail dans l'anticipation et la lecture du jeu, le démarquage, le replacement. Il y a beaucoup à faire. Il y aura des changements à faire, ça revient très vite samedi et mardi. Je ne sais pas si Balotelli et Sneijder seront prêts samedi. C'est possible mais ça n'est pas sûr.
"

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