Le parquet de Nice ouvre une enquête après des chants homophobes lors du match Nice-Marseille

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Écrit par L.V. avec AFP
Extrait d'"une banderole déployée lors du match Nice-Marseille : "Bienvenue au groupe Ineos, à Nice aussi on aime la pédale".
Extrait d'"une banderole déployée lors du match Nice-Marseille : "Bienvenue au groupe Ineos, à Nice aussi on aime la pédale". © OTTONELLO - MEIFFRET / MAXPPP

Une enquête judiciaire a été ouverte jeudi pour "injures publiques en raison de l'orientation sexuelle" au lendemain de l'interruption du match de L1 Nice-Marseille en raison de chants homophobes, a-t-on appris auprès du  procureur de la République de Nice. 

L'enquête a été confiée à la Sûreté Départementale des Alpes-Maritimes, a-t-il précisé. Le match décalé de la 3e journée de L1 Nice-Marseille avait été interrompu douze minutes à l'Allianz Riviera mercredi soir.
 

"Les Marseillais c'est des pé..."


"Les Marseillais c'est des pé..." avait retenti au moment même où la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) se réunissait à Paris pour juger 18 cas de chants ou banderoles homophobes dans les tribunes de ses championnats professionnels, la L1 et la L2.
    
L'arbitre Clément Turpin avait interrompu le match à la 28e minute, après plusieurs alertes du speaker.
    
A partir de la 17e minute, les ultras de la Populaire Sud (ex-Brigade Sud), avaient entonné le chant: "Les Marseillais c'est des pé...", suivi de: "La Ligue, on t'enc..."

La Populaiure Sud n'a pas réagi officiellement suite au match. Sur son compte Facebook le communiqué publié avant la rencontre appelait les supporteurs à chanter :
 

    
Le speaker avait fait une annonce à la 22e minute: "Nous vous demandons de cesser ces propos injurieux, sans quoi le match sera interrompu".
    
Il était encore intervenu à la 25e minute. Mais la tribune persistant à chanter le même air, M. Turpin avait renvoyé les deux équipes aux vestiaires.

Comment mettre fin aux dérives verbales des supporters de football ? Quelles sont les sanctions applicables et les sanctions pénales prévues ? Le reportage de la rédaction nationale de France 3 :
 


Banderoles provocatrices 

    
La Brigade Sud de Nice avait commencé par des banderoles au second degré, jouant sur les mots, en déployant d'abord une banderole: "Bienvenue au groupe Ineos (qui vient de racheter le club niçois ndlr) , à Nice aussi on aime la pédale", ce dernier mot écrit en lettres arc-en-ciel comme le drapeau de la communauté LGBT.

Le président du centre LGBT Côte d'Azur a réagit suite au match sur les réseaux sociaux :
 
Il s'agissait aussi d'une allusion à l'équipe cycliste d'Ineos, le groupe de pétrochimie qui vient de racheter le club.
    
Un peu plus tard, la BSN avait déplié une autre banderole sur laquelle on pouvait lire: "LFP/Instance: des parcages pleins pour des stades plus gay", gay écrit en lettres arc-en-ciel.
    
En fin de match, la tribune niçoise avait sorti une troisième banderole encourageant à supporter l'OM, "un club LGBT, pour lutter contre l'homophobie".

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