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La réserve parlementaire, une manne perdue pour les boulistes du Sud

"Pour beaucoup de petits clubs, c'était une manne attendue chaque année pour organiser un concours", selon Jean Casale, président de la Passion Pétanque Française, organisateur d'une grande finale à Fréjus. / © Maxppp
"Pour beaucoup de petits clubs, c'était une manne attendue chaque année pour organiser un concours", selon Jean Casale, président de la Passion Pétanque Française, organisateur d'une grande finale à Fréjus. / © Maxppp

Les boulistes du Sud et notamment de Nice vont perdre, avec la fin annoncée de la réserve parlementaire, une manne attendue chaque année, à l'instar de myriades l'associations sportives, culturelles ou caritatives très variées qui recevaient des subsides versés par leurs élus.

Par @annelehars

L'aide versée l'an dernier dans la région à une cinquantaine de clubs aux noms fleuris, "La boule diplomate", "joyeuse", "renaissante", etc., a été modique, rarement plus de 2.000 euros par club, sauf exceptions. 

► L'actu de la pétanque en PACA 

"C'est dommage qu'on enlève ça aux associations, on se retrouve coincés", réagit Jean-Pierre Asso du Club bouliste de la Vieille Ville qui finançait une formation gratuite pour les enfants du Vieux Nice. "La prochaine session doit reprendre en janvier, ça va être difficile. On essaiera avec des commerçants ou des entreprises privées pour compenser, c'est pas gagné !", dit-il.

1.500 € obtenus


 Les 1.500 euros obtenus grâce à la réserve parlementaire du député LR Eric Ciotti couvrait un quart du budget. Après la canicule de 2003, ça a permis d'installer
une pièce climatisée pour les plus âgés. 
M. Ciotti soutenait d'autres clubs de pétanque parmi une longue liste d'associations, des pompiers aux Restos du coeur.

L'an dernier, au moins deux sénateurs et une quinzaine de députés du littoral méditerranéen, de l'Hérault aux Alpes-Maritimes, ont ainsi fléché une petite part de leur enveloppe vers la pétanque, en plus de subventions du même acabit à tout le tissu associatif, sportif, caritatif et culturel local, du bridge à la tradition taurine, en passant par les jardins familiaux, le rugby, le vélo, etc.


"Pour beaucoup de petits clubs, c'était une manne attendue chaque année pour organiser un concours", ajoute Jean Casale, président de la Passion Pétanque Française, organisateur d'une grande finale à Fréjus. 


"Quand on fait un concours, si le député aide, cela charme un peu les joueurs et les licenciés, ce sont aussi des électeurs", ajoute-t-il. 

La pétanque est-elle de droite ?



La pétanque est-elle de droite, comme beaucoup de députés généreux avec les boulistes, ou de gauche, comme certains élus marseillais non moins prodigues ? "Bonne question, je dirais que c'est un monde à part, 30 à 40% des joueurs ne votent pas", affirme M. Casale.

Née en 1910 à La Ciotat, la pétanque se joue partout en France et des clubs jusque dans les Côtes-d'Armor ont perçu des chèques tirés sur la réserve parlementaire. 

A Nice, les clos de boule sont des installations municipales, presqu'un comité de quartier bis. "Normalement c'est apolitique. C'est un lien social, comme une famille. Les consommations sont moins chères et il y a des gens qui y passent tous les jours", indique Bernard Consonnove, président de la fédération départementale de pétanque.

Avec la fin de réserve parlementaire, il prédit "moins de concours au calendrier". - Avec AFP

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