S'il remporte la région Paca, Christian Estrosi ne se présentera pas aux primaires à droite

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Écrit par AFP

S'il remporte la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) lors des élections régionales de décembre, Christian Estrosi (Les Républicains) ne "participera pas" aux primaires à droite pour la présidentielle de 2017, a-t-il annoncé jeudi.

Mandat de député aussi

"Si je suis élu, je serai l'un des présidents des 13 régions et ne participerai pas aux élections primaires", de novembre 2016 à droite, a dit la tête de liste
Les Républicains en Paca devant la presse. S'il est élu président de Paca, le député-maire de Nice, également président de la métropole Nice-Côte d'Azur "abandonnera (s)on mandat de député", a-t-il ajouté. 

Fustigé deux adversaires

Le chef de file LR, qui donnera le coup d'envoi de sa campagne pour les régionales lors d'un meeting à Marseille le 9 octobre, a par ailleurs fustigé ses deux adversaires, Marion Maréchal-Le Pen (FN) et Christophe Castaner (PS). Il a accusé la première "d'outrance et de provocation" ou de "rallier des opportunistes" après les ralliements du président des "Jeunes actifs" LR, Franck Allisio et d'un ancien élu UMP, Olivier Bettati, qui avait été un de ses adjoints à la mairie de Nice.

M. Castaner fait quant à lui de la "cuisine politicienne", a déclaré M. Estrosi selon lequel le PS au niveau national "n'a plus aucune conviction et essaye de sauver quatre régions". Si "le FN est élu dans deux régions," Paca et Nord-Pas-de-Calais, "cela minimisera la victoire de l'opposition nationale centriste", a-t-il jugé.

"Il y a deux adversaires en un et je vois bien que nous sommes la seule cible", a-t-il poursuivi en accusant le candidat PS de ne "pas dénoncer" les amalgames faits par Marion Maréchal-Le Pen notamment "entre protestants et occupant nazi" ou "quand elle dénonce la création contemporaine comme étant subversive". "Le PS essaye de les épargner, nous sommes les seuls à combattre cela", a-t-il estimé. Interrogé sur la question d'un désistement républicain, M. Estrosi a répondu "ne pas envisager l'hypothèse" d'une gauche devant la droite républicaine au soir du 1er tour des régionales, le 6 décembre.

Un sondage réalisé auprès de 905 personnes a placé début juillet le FN de Marion Maréchal-Le Pen en tête du 1er tour (32%) devant la liste Les Républicains-UDI de Christian Estrosi (29%), tous deux loin devant l'alliance PS-PRG (17%). Mais avec le renfort des voix EELV et Front de gauche, les écarts sont faibles au 2e tour: LR-UDI 35%, FN 33%, PS-PRG-EELV-FG 32%.
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