Totor a lui aussi son masque : la statue, chère aux Niçois, célèbre le déconfinement à sa manière

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Écrit par Daniel Gerner .

Ce dimanche le célèbre Totor, de Stéphane Bolongaro, s'est vu lui aussi remettre son masque. Un clin d'oeil de la part des "Discrètes", un gang de couturières bénévoles qui fabrique des masques en tissus. A partir de lundi, il sera obligatoire de porter un masque sur la voie publique à Nice.

Il trône majestueusement sur son rond-point : Totor, le plus célèbre toutou de Nice, salue de la patte les automobilistes qui empruntent son rond-point de la place du Commandant Jérôme. Et depuis ce dimanche 10 mai, il s'avance masqué. Avec sur la truffe, ce slogan pensé par le papa de Totor lui-même, Stéphane Bolongaro : "Live better". Vivez mieux !

 





Une belle injonction, qui correspond bien aux "Discrètes". C'est ce gang de couturières bénévoles qui est à l'oirgine de l'opération. Une manière d'apporter un peu de sourire, même sous les masques, en cette veille de déconfinement. Réunies par Léa Morin, elles sont âgées de 55 à 72 ans. Des seniors efficaces : elles ont fabriqué depuis le 20 mars dernier près de 600 masques, offerts pour la plupart au personnel soignant. D'autres ont été vendus pour financer l'achat de fournitures.

 



Pour décompresser un peu, et aussi pour le clin d'oeil au déconfinement, elles ont ainsi voulu fournir un masque au grand Totor. Et c'est un sacré museau, ce Totor : pour un masque sur mesure, et ajusté sur place, comptez 55 centimètres de haut, 70 centimères de large, et trois mètres de tissu rien que pour les attaches.



Pour l'anecdote, Claudette, 72 ans, couturière du masque de Totor, s'est tant démenée qu'elle a hérité d'une inflammation de la jambe, à force de manier la pédale de sa machine à coudre ! La pauvre "discrète" a dû être hospitalisée brièvement, mais a été particulièrement choyée par le personnel médical, qui a eu vent de ses bonnes actions. Et au final tout est bien qui finit bien : Claudette est déjà de retour chez elle.



A partir du lundi 11 mai, tout le monde devra être masqué à Nice. Y compris, donc, les sculptures géantes de chiens. Une manière d'affirmer, peut-être, que ce sont ceux qui ne portent pas le masque, qui passent désormais pour des truffes ?



 

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