Covid 19, un an après : cette coiffeuse de Nice rencontrée en juillet, vit toujours dans sa boutique pour survivre

En juillet 2020, notre équipe a rencontré Virginia Begnis, dans son salon de barbier à Nice. A cause de la crise, elle a du choisir entre son appartement ou le métier qu'elle exerce depuis 30 ans. C'est dans sa boutique que cette coiffeuse s'est installée. Huit mois après, elle y vit toujours.

Virginia Begnis est à la tête de ce salon de coiffure depuis 10 ans, pour ne pas perdre son commerce face à la crise, elle a fait le choix d'emménager dedans.
Virginia Begnis est à la tête de ce salon de coiffure depuis 10 ans, pour ne pas perdre son commerce face à la crise, elle a fait le choix d'emménager dedans. © FTV

Dès le 1er juillet, cette cinquantenaire célibataire et sans enfant a emménagé dans son salon de coiffure barbier « Wax & Cut » rue Bonaparte à Nice, après avoir perdu 60% de son chiffre d'affaires : "j'ai encore envie de vivre de mon métier et tant pis pour mon appartement", témoignait-elle. 

Huit mois plus tard, Virginia Begnis habite toujours près de ses bacs à shampoing. Son habitation a été installée derrière un paravent, dans le fond de sa boutique, divisant alors par deux la surface de son commerce. Elle reconnaît ne plus avoir "d'intimité" mais ajoute :  

J'ai préféré la version : je ne perds pas mon commerce. J'essaye de résister, de rester dans mon quartier, parce que je m'y suis investie depuis 10 ans  

Virginia Begnis, coiffeuse

Dans l'ancien espace détente c'est maintenant un lit, une bibliothèque, un canapé et un micro-ondes qui ont pris place. Virginia reste néanmoins très vigilante à ne pas mélanger les deux espaces, pour des raisons sanitaires, et aussi afin de respecter les gestes barrières. 

Sur ses réseaux sociaux, cette commerçante partage son quotidien et ses "coups de gueule" :  

Ses clients, c'est sa bouée de sauvetage ! 

Ses finances restent toujours chaotiques malgré la réouverture de son commerce, début décembre, à la fin du second confinement. Mais même sans argent, elle continue de garder "son rire franc" et tente de rester positive.

"Je suis devenue mon métier maintenant"

confie Virginia Begnis

Ce qui lui permet de tenir aujourd’hui, c'est le partage avec sa clientèle. 

Les habitués du salon sont toujours là pour la réconforter. Ils passent lui dire bonjour, prennent de ses nouvelles et lui apportent même de temps en temps des petits plats chauds : "je tiens grâce à eux, aux Niçois, et à mes amis. C'est grâce à ça que je suis encore debout ! ", confie-t-elle avec beaucoup d'émotion.  

Elle espère surmonter vite cette crise, en attendant, une seule certitude : Virginia Begnis continuera de se battre... mais surtout de coiffer les têtes ! 

 

Soignants, commerçants, employés de supermarché, artistes, élus ou encore parents : nous les avions rencontrés il y a un an. Aujourd’hui ils nous racontent leur année Covid. Pour les découvrir, cliquez sur un point, zoomez sur le territoire qui vous intéresse ou chercher la commune de votre choix avec la petite loupe.

 

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