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La pollution de l’air à l’ozone atteint un record dans les Alpes-Maritimes

Le port de Nice et la Baie des Anges sous un brouillard de pollution - Photo d'archives / © PASCAL GUYOT / AFP
Le port de Nice et la Baie des Anges sous un brouillard de pollution - Photo d'archives / © PASCAL GUYOT / AFP

Ce mardi 2 juillet pourrait être le 4e jour consécutif de dépassement du seuil de 180 microgrammes d’ozone par mètre cube d’air. Du jamais vu depuis des années.

Par Michel Bernouin

Les Alpes-Maritimes étaient encore en "alerte niveau 2" pour pollution à l’ozone ce mardi 2 juillet. Ce nouveau dispositif est déclenché par la préfecture lorsque la concentration en ozone dépasse les 180 microgrammes par mètre cube d’air durant plusieurs jours consécutifs. C’est le cas actuellement dans le département.
 


Le seuil a été dépassé pour la première fois cette année mercredi dernier, avec 183,3 microgrammes relevés à la station Atmosud du jardin botanique de Nice. Nouveau dépassement jeudi et vendredi derniers, puis de nouveau dimanche et ce lundi, en attendant un probable nouveau dépassement ce mardi 2 juillet, alors que les Alpes-Maritimes seront toujours en vigilance canicule.
 

La concentration en ozone atteignait vendredi dernier 183,6 microgrammes à Nice et même 197,6 à Antibes Jean-Moulin à 17 heures ! Il faut remonter 5 ans en arrière pour trouver la trace d’une pollution de cette ampleur dans les Alpes-Maritimes.

Rare par son intensité, cet épisode de pollution à l’ozone l’est aussi par sa durée. Ces 5 dernières années, jamais un épisode n’avait duré plusieurs jours consécutifs. Aucun dépassement du seuil des 180 microgrammes en 2018 ni en 2016, un seul en 2017 et en 2015…

► Le point ce mardi soir :

Si le département a dépassé ce seuil pour la 1e fois depuis 2003, il devrait revenir à des chiffres plus bas ce mercredi. D'un niveau dit "mauvais", on passera à "médiocre". 
Les Alpes-Maritimes n'avaient jamais connu une période de pollution aussi longue.

84% de la pollution causée par la circulation


Il faut remonter à la canicule historique de 2003 pour trouver la trace d’une pollution à l’ozone se maintenant dans la durée. A l’époque, les capteurs d’AtmoSud avaient enregistré 9 jours consécutifs avec des niveaux supérieurs à 180 microgrammes, du 3 au 11 août. Le pic avait été atteint le 9 août 2003 entre 14 et 15 heures, avec 245 microgrammes d’ozone mesurés au jardin botanique de Nice.

L'ozone se forme à partir de polluants primaires, issus notamment des gaz d'échappement, lorsque l'ensoleillement est fort. Dans les Alpes-Maritimes, 84% de la pollution de l’air est causée par les transports routiers. Pour ne pas aggraver cette situation, il est donc conseillé de limiter les déplacements en véhicules thermiques, et de privilégier les transports en commun. En période de pollution, il est également conseillé de limiter les activités physiques et sportives.

► La limitation de vitesse est abaissée de 20 km/h pour lutter contre la pollution

Recommandations sanitaires et comportementales

Pour l’ensemble de la population, quel que soit le niveau


• Limitez l’exposition aux produits irritants (tabac, solvants, peintures, chauffage au bois, exposition aux pollens en saison) ;
• Maintenez les pratiques habituelles d’aération et de ventilation ;
• En cas de symptômes et de gêne inhabituelle, prenez conseil auprès de votre pharmacien ou de votre médecin.

 
Au niveau d’information pour les populations vulnérables* ou sensibles** :

• Limitez les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe (7h-10h / 16h-19h) ;
• Limitez les activités physiques et sportives intenses, en plein air ou à l’intérieur ;
• En cas d’épisode de pollution à l’ozone, limitez les sorties en début d’après-midi (entre 12 h et 16 h).

 
Au niveau d’alerte pour l’ensemble de la population :

• Réduisez et reportez les activités physiques et sportives intenses, en plein air ou en intérieur.
Pour les populations vulnérables ou sensibles :
• Evitez les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe (7h-10h / 16h-19h) ;
• Reportez les activités qui demandent le plus d’effort et privilégiez des sorties brèves qui demandent le moins d’effort ;
• En cas d’épisode de pollution à l’ozone, évitez les sorties en début d’après-midi (entre 12 h et 16 h).

 
Recommandations comportementales

• Limitez, pour les déplacements privés et professionnels, l'usage des véhicules automobiles par recours au covoiturage, aux transports en commun et aux modes de déplacement non polluants (marche à pied, vélo) ;
• Respectez l'interdiction des brûlages à l'air libre et l'encadrement des dérogations ;
• Arrêtez, en période de chauffe, l'utilisation des appareils de combustion de biomasse non performants (foyers ouverts, poêles acquis avant 2002) ;
• Maîtrisez la température dans les bâtiments (chauffage ou climatisation) ;
• Reportez les travaux d'entretien ou nettoyage nécessitant l'utilisation de solvants, peintures, vernis.
 
* Personnes vulnérables : femmes enceintes, nourrissons et enfants de moins de 5 ans, personnes de plus de 65 ans, sujets asthmatiques, souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires.
** Personnes sensibles : personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution et/ou dont les symptômes apparaissent ou sont amplifiés lors des pics ; par exemple : personnes diabétiques, immunodéprimées, souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux.

 

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