Les ultra-cyclistes de la Baroudeuse arrivent à Peille près de Menton après une course allant jusqu'à 2 850 km

Publié le Mis à jour le
Écrit par Pauline Thurier .

11 cyclistes sont déjà arrivés à Peille dans les Alpes-Maritimes après avoir terminé une des 6 courses extrêmes de la Baroudeuse. Le premier à finir le parcours le plus long - 2.850 km - est attendu ce dimanche 30 août.

La Baroudeuse organise six courses simultanées d'ultra-cyclisme en ce mois d'août. Les parcours vont de 317 à 2.850 km et ils ont tous pour point commun de se terminer dans le village de Peille, près de Nice, où habite l'organisateur des courses Cédric Amand.

 

Qu'ils soient sur des pistes ou sur les routes, les ultra-cyclistes sont tous en autosuffisance. Cela signifie qu'ils ont un bagage minimum pour réaliser leur course au plus vite : un sac de couchage, un peu d'argent pour se nourrir (tout en pédalant !) et du matériel pour réparer le vélo.

24 heures de vélo et 20 minutes de sommeil

Un des éléments les plus importants à gérer est le sommeil.

Pour les courses les plus courtes, comme celle de 400 km, certains ne font qu'une micro-sieste de vingt minutes

Cédric Amand.

"Le vainqueur de la course de 1.000 km en VTT a dormi entre une et 3 heures par nuit pendant les quatre jours qu'a duré sa course."



Ce samedi 29 août, onze des participants sont arrivés à bon port. L'organisateur attend encore deux ultra-cyclistes, ceux qui ont choisi la plus longue et la plus extrême des courses : les 2.850 km. Partis de Ljubljana en Slovénie le 15 août dernier, les cyclistes de la Trans Alpes Magnus Race doivent arriver ce dimanche à Peille.

La course en autosuffisance traverse cinq pays.

Sangliers, cerfs et loups

Cette pratique extrême du cyclisme en montagne permet aux participants de se fondre dans la nature. Cerfs, sangliers, marmottes, biches... Les rencontres animales sont nombreuses. Un des participants a même croisé un loup cette année.

 
 

Ces paysages, ces conditions sportives, ça laisse place à des émotions extrêmes. Certains ont le moral à zéro à cause d'un problème technique et une seconde plus tard ils sont complètement sous endorphines.

Cédric Amand

Si ces courses connaissent souvent un fort taux d'abandon en cours de route, pour des raisons physiques ou mécaniques, cette année a été particulière. "Ils sont nombreux à avoir abandonné à cause du Covid-19, explique l'organisateur. Celui qui était placé premier sur la Trans Alpes a dû s'arrêter en Suisse car s'il passait la frontière pour aller en France, il aurait été mis en quarantaine en rentrant chez lui en Angleterre."

 

Cédric Amand se dit très satisfait de la tenue de ces courses, malgré des réorganisations nécessaires dû à la situation sanitaire. Il pense déjà à l'édition de l'été 2021.



 
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