Une 40aine de soutiens azuréens pour l'Union des Démocrates et Indépendants de Jean-Louis Borloo

L'Union des Démocrates et Indépendants de Jean-Louis Borloo vient d'être lancée avec le soutien de Valéry Giscard d'Estaing, de Simone Veil, le ralliement de l'ex-ministre UMP Chantal Jouanno et localement de Rudy Salles et d'Anne Sattonnet.

Jean-Louis Borloo, président de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) a tenu dimanche à Paris son assemblée constituante.
Jean-Louis Borloo, président de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) a tenu dimanche à Paris son assemblée constituante. © PATRICK KOVARIK / AFP
L'assemblée constituante de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) s'est ouverte dimanche à Paris avec le vote des statuts, l'élection à l'unanimité de Jean-Louis Borloo à la présidence du parti et l'annonce surprise du ralliement de l'ex-ministre UMP Chantal Jouanno.

Plus de 3.000 personnes dont de nombreuses personnalités centristes, radicales, divers droite et indépendantes, avaient fait le déplacement à la Mutualité à Paris pour un lancement en grande pompe. 

L'ex-ministre de l'Ecologie n'a pas caché son ambition de faire de l'UDI "l'UDF du XXIe siècle" et "le premier parti de France", tout en refusant de se projeter vers la présidentielle de 2017.

Site officiel de l'Union des démocrates et des indépendants.

Après avoir réuni 30 députés et 28 sénateurs centristes et divers droite dans des groupes autonomes, l'ancien ministre de l'Ecologie a regroupé sept formations politiques et revendique environ 50 000 adhérents.

Liste complète des membres fondateurs.


Dans les Alpes-Maritimes, le nouveau parti compte environ 40 membres dont notamment:

Le 15 novembre prochain, ces représentants du 06 se réuniront afin de mettre en place la coordination départementale. Celle du Var sera elle engagée le 8 novembre.
Les réactions politiques nationales et locales suite à ce lancement :

  • Harlem Désir, premier secrétaire du PS, a émis des doutes sur la capacité de l'UDI à incarner un centre indépendant, soulignant qu'aujourd'hui la nouvelle formation ressemble surtout à "un rassemblement d'anciens ministres sarkozystes".
  • Les chefs de file de l'UMP à Paris, Philippe Goujon et Jean-François Legaret, ont vivement dénoncé le choix de la sénatrice de Paris, Chantal Jouanno, "de quitter à l'improviste l'UMP pour rejoindre précipitemment l'UDI".
  • Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République (DLR), a estimé lui que la création d'un nouveau parti centriste par Jean-Louis Borloo, l'UDI, relevait de l'"opération marketing et médiatique".
  • Le président du MoDem François Bayrou a estimé que le lancement solennel de l'UDI équivalait à "faire repartir la guerre des droites pour conquérir la prééminence sur ce camp".
  • L'eurodéputé MoDem Jean-Luc Bennahmias a qualifié de "joli montage médiatico-politique" le lancement du parti et ironisé sur le "retour en arrière" incarné selon lui par Simone Veil et Valéry Giscard d'Estaing.
  • Le Parti socialiste a estimé ce lundi que l'Union serait "jugée à sa capacité à incarner ce qu'(elle) dit, en particulier son humanisme face à l'extrême droitisation de son partenaire", l'UMP.
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